Pour une vie réussie, un amour réussi

Considérer la vie comme une fête permanente de nouveauté, d’imprévu, d’émerveillement, demande un coeur d’enfant joint à la maturité d’un adulte capable de comprendre et d’agir.

Quel beau cadeau tu m’as fait quand tu m’as dit que tu aimerais regarder la vie avec les yeux d’un enfant. Ta main dans la mienne, j’ai compris bien après le secret que tu m’avais révélé. Merci

C’est parfaitement égoïste de souffrir.

L’homme qui n’est pas encore un sage, qui demeure soumis au sens de l’ego, mû par ses demandes, ses désirs, ses peurs, épreuve le besoin de se tourner vers l’extérieur. Il ne se complet en lui-même et cherche au-dehors ce qui lui manque, alors que s’il découvre le Soi, il verrait qu’en fait rien ne lui manque, qu’il porte en lui la plénitude, qu’il est dans la même situation que l’homme qui aurait tout reçu, à qui la vie aurait tout donnée.

Etre uni à ce que l’on n’aime pas est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance.

Je veux l’aspect heureux, je refuse l’aspect malheureux. Enfant et même adulte, j’ai souvent pensé ainsi et vous ?

J’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai reçu ce que j’avais à recevoir, j’ai donné ce que j’avais à donner.

Je suis unique au monde comme vous, oui vous êtes seul au monde.

Chaque fois qu’une femme dit non, elle manifeste l’aspect masculin de se nature et chaque fois qu’un homme dit oui, il manifeste l’aspect féminin de sa nature. Quand Monsieur Oui rencontre Madame Non, que se passe-t-il ?

Quand un homme veut que la femme ne vive que pour lui et une femme veut que l’homme ne vive que pour elle et qu’on appelle cela le grand amour, c’est un grand amour condamné à périr à brève échéance.

Un point de vue est celui de l’amour : je suis sa femme, mais l’autre point de vue est celui de la possession : c’est mon mari, c’est ma femme.

La compréhension est toujours libératrice.

Ne jugez plus et ne jugez plus, aimez en essayant de comprendre.

Tiré du livre d’Arnaud Desjardins

UN CHEMIN JUSQU’À LUI

La femme est corps… Elle est Terre…
C’est un être de sensation et de chair.
Elle aspire à ce que son étreinte soit accueillie,
Que sa fleur ouverte soit bénie et sentie.

Elle a cette capacité inégalée à aimer.
À vouloir être proche de l’autre et à ses côtés.
Elle a une nudité qui émerveille
Qui peut irradier comme les étoiles et le soleil…

Pourtant, elle en a traversé des misères,
Des rejets, des trahisons et des refus de sa Terre.
Elle a versé des larmes sur toute cette violence,
Elle s’est perdue souvent loin de sa propre danse.

Elle a hurlé comme une louve face au refus de sa nature.
Elle a construit autour de son cœur des tas d’armures
Elle s’est cachée et oubliée puis a refait surface parfois.
Elle a englouti sa puissance pour ne pas mourir maintes fois.

Elle a souffert de son absence à lui…
Elle a pleuré toutes les nuits.
Elle a crié du manque d’hommes qui veuillent faire le chemin jusqu’à elle.
Elle est tombée plusieurs fois sous les coups qui lui ont fait perdre ses ailes…

Mais ce temps là est révolu et fini.
Car c’est maintenant le réveil de la Déesse engloutie.

Elle ne court plus après personne aujourd’hui .
Car son essence féminine la remplit
Elle le laisse, lui, libre de rester l’homme du ciel.
Lui si beau, ce compagnon du soleil.

Elle n’est plus la fille qui l’attend ou la mère qui le protège, l’enferme ou le contraint.
Elle est la femme qui plonge dans sa nature et dans son divin.
Elle devient la femme qui allume le foyer de son temple à elle, sans lui, et pour elle.
Elle est celle qui danse sous la lune, pour les étoiles si belles.

Son vide devient plein…
Et son feu se met à briller et se voit de très loin…

Et ce feu qui brille en elle, lui donne envie de venir.
Il est là avec elle pour la soutenir,
Mais il a aussi le droit de partir.

Pourtant, il veut enfin de cette terre qui lui est offerte.
Il ose plonger dans le monde de la sensation qui est celui de l’Être.
Elle se tient prête… offerte…

Il est là…
Au creux de ses bras.
Pour sentir le monde d’en bas.
Celui de la Terre et du coeur.
Celui de la chair, de l’intime et de l’intérieur.

Et lui, il lui montre alors le chemin,
Vers la conscience et le divin.

Caroline Gauthier

Réussir sa vie

Considérer la vie comme une fête permanente de nouveauté, d’imprévu, d’émerveillement, avoir le cœur d’un enfant avec la maturité d’un adulte capable de comprendre et d’agir.

La vérité est que l’ego est bien incapable d’être heureux, le bonheur non dépendant grandit dans la mesure où diminue l’égoïsme qui cesse de comparer, râler, critiquer et même de souffrir car souffrir c’est parfaitement égoïste.

L’homme qui n’est pas encore un sage, qui demeure soumis au sens de l’ego, mû par ses demandes, ses désirs, ses peurs, éprouve le besoin de se tourner vers l’extérieur. Il ne se sent pas complet en lui-même et cherche au dehors ce qui lui manque, alors que s’il découvre le vrai Soi, il verrait qu’en fait rien ne lui manque, qu’il porte déjà en lui la plénitude. Cet état sans ego comme nous le dit Saint Paul : Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.

Etre uni à ce que l’on n’aime pas est souffrance, être séparé de ce qu’on aime est souffrance. Enfant, je voulais vivre comme un prince, je voulais l’aspect heureux et refusais l’aspect malheureux;  désormais j’accepte le grand tout.

Tout ce qui est à découvrir dans l’univers est à découvrir en vous.

  • J’ai fait ce que j’avais à faire
  • J’ai reçu ce que j’avais à recevoir
  • J’ai donné ce que j’avais à donner

Chaque fois qu’une femme dit non, elle manifeste l’aspect masculin de se nature et chaque fois qu’un homme dit oui, il manifeste l’aspect de sa nature. La possession est égoïste : c’est mon fils et j’ai une femme ou bien je suis son père et je suis son mari avec une grande compassion.

 

 

 

 

 

 

TU APPRENDRAS. Jorge Luis Borges

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.
Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.
Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…
Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.
Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.
Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.
Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.
Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.
Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.
Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.
Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.
Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.
Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…
Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.
Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.
Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…
Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.
Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.
Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.
Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.
Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.
Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.
Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.
Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!
Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.
Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…
Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…
Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…
Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.
Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

Qu’est-ce que le bonheur ?

Le bonheur est un état de bien-être subjectif, pour être heureux, il est essentiel de prendre conscience de son bonheur. Bien sur, l’être humain a plus souvent conscience de son malheur que de son bonheur.

L’expérience montre que la prise de conscience de notre état de satisfaction contribue à accroitre notre bonheur. Nous savourons notre bien-être, ce qui renforce en nous le sentiment de plénitude : nous nous réjouissons, nous sommes heureux d’être heureux.

J’aime à penser que je suis un sportif de la vie, je m’entraine chaque jour à être heureux.

Aimer la vie que l’on mène

Le bonheur se trouve-t-il dans notre relation aux autres et aux objets extérieures, ou bien plutôt en nous, dans un état de paix intérieure qui ne saurait être troublé ?

Dans notre monde moderne, on recherche le maximum de plaisir éphémère et on évitera le plus possible ce qui est pénible ou douloureux, mon expérience m’a montré  que la façon dont nous traversons les épreuves de vie nous rend plus fort. Quant aux plaisirs éphémères comme boire un verre de trop, céder à une pulsion sexuelle, prendre de la drogue … produisent des effets négatifs que nous nous regrettons par la suite, donc c’est à nous de renforcer notre volonté pour résister.

Et le plaisir ?

Parce qu’il est fugace, parce qu’il a sans cesse besoin d’être nourri, parce qu’il est moralement indéfini, le plaisir ne peut être le seul guide d’une vie.

Le plaisir, n’est-ce pas l’amour, l’amitié, la connaissance de soi, la contemplation, la compassion ?

Le secret d’une vie heureuse ne réside pas dans la poursuite de tous les plaisirs de l’existence, pas plus que dans le fait d’y renoncer, mais dans la recherche du maximum de plaisir avec le maximum de raison pour accéder à une existence vertueuse.

Aux yeux d’Epicure, pour être heureux, il est impératif à la fois de renoncer à certains plaisirs et de limiter ceux qu’on s’autorise.

La nature est un plaisir oublié dans notre monde, lorsqu’on peut faire une promenade en forêt, se plonger dans la mer ou faire une randonnée en montagne en portant notre attention aux sensations et au plaisir, on se sent ressourcé.

Donner du sens à la vie

Etre heureux, c’est apprendre à choisir et assumer la responsabilité de ses choix.

L’évènement le plus douloureux de ma vie a été de faire un mauvais choix en accordant ma confiance aveuglément.

Pour construire sa vie, il faut lui assigner un but, une direction pour lui donner une signification sans que cela soit obligatoire d’atteindre ce but, le bonheur vient en cheminant.

C’est par le travail de la raison, l’exercice du discernement critique, la connaissance de soi que nous apprenons à fonder notre vie sur la vérité.

Puisse chaque instant de ma vie et de celle des autres être un instant de joie de paix intérieure, étendre son bonheur aux autres, quel bonheur, voulez-vous essayer ?

J’ai souvent fuit les moments d’inactivité qui me ramenait à moi-même, je m’oubliais dans une hyperactivité permanente avec des objectifs multiples, je comblais ainsi le vide de ma vie intérieure. Désormais, je ne crains plus la solitude, je suis heureux avec moi-même et mes proches.

L’art d’être soi-même

Jung appelle le processus d’individuation qui se réalise souvent entre 40 et 50 ans ou pas. Nous découvrons que nous ne sommes pas nous même, que nous cherchons à faire plaisir aux autres sans nous respecter, voulant donner une image idéale ou factice pour être aimé ou reconnu.

Désormais, je suis moi-même, j’ose dire non, j’affirme mes valeurs, je suis libre et encore plus créatif personnellement et professionnellement, j’accepte les critiques pour accéder à cette paix intérieure qu’il est si difficile de décrire, je la ressens dans l’observation de mon souffle, je suis dans l’être et plus dans le paraitre.

Le bonheur dépend à 50% de notre éducation et de nos gênes, de 10% de notre cadre de vie et des conditions extérieures puis de 40% de nos efforts personnels : on peut être plus ou moins heureux en modifiant la perception qu’on a de soi-même et de la vie, en modifiant son regard, ses pensées et ses croyances.

L’argent ne fait pas le bonheur, la poursuite incessante de l’enrichissement est néfaste. L’être humain aspire à ce qu’il n’a pas : une voiture plus rapide, une maison plus grande, séduire un homme marié, un nouveau téléphone, une nouvelle paire de chaussures. Le matraquage publicitaire et le spectacle de la richesse aiguisent notre appétit. Maintenant, c’est à chacun de réfléchir à ses propres besoins afin de ne pas sombrer dans l’insatisfaction.

De l’art d’être attentif et de rêver.

Plus nous sommes conscients de nos expériences positives, plus notre plaisir augmente et notre bien-être aussi.

Oui, mais comment mettre plus de conscience : en pratiquant la médiation, le yoga, le tai-chi, gi-gong, la lecture, les discussions philosophiques et profondes …

Dès que vous passez un bon moment : diner entre amis, belle journée de travail, week-end agréable, faire l’amour … Soyez attentif pendant ces moments et après, repensez à ces moments de bonheur.

Un moment négatif apparait, attraper cette pensée et résiliez en tirant tous les aspects positifs puis laissez cette pensée s’envoler, la prochaine fois, il suffira alors de la laisser filer comme un nuage. C’est une compétence que nous pouvons tous développer, ne vous en privez pas.

Pour développer cette compétence, il faut éviter la télévision, les jeux vidéos … comme devraient le faire les enfants hyper actifs. Trop de sollicitude inhibe la créativité et l’attention.

Nous sommes ce que nous pensons, il vous suffit de vous reprogrammer. Je voie la pluie tomber : suis-je triste parce que je ne peux pas bronzer ou bien je profite de cet instant pour observer et ressentir en lâchant prise, rien ne serre de raller, je ne peux maitriser la météo, la vie est un contraste impermanent. Mon amoureuse est partie, je ne pense qu’à elle en me déprimant ou bien j’apprends de cette belle expérience pour grandir personnellement ? On ne peut être que malheureux d’aimer quelqu’un qui ne nous aime pas.

La passion amoureuse, parce qu’elle est fondée sur le désir physique et, le plus souvent, sur une représentation idéalisée de l’autre, peut aussi rendre très malheureux. Il y a en effet quelque chose de pathologique dans la passion amoureuse : idéalisation du partenaire, jeux de séduction, jalousie, alternance de tristesse et d’euphorie, espoirs et désillusions … Bien des relations amoureuses commencent par un prologue de type passionnel, avant d’évoluer vers une connaissance approfondie de l’autre, une amitié doublée de complicité, en sorte que l’amour soit durable et heureux.

L’altruisme rend heureux car il diminue l’égocentrisme qui est une cause du malheur. Connaissez-vous une personne narcissique qui est altruiste ?

La contagion du bonheur

Le bonheur des gens dépend du bonheur des autres auxquels ils sont connectés, comme le stress, le bonheur se transmet. Pensez aux bonheurs des français quand la France a gagné la coupe du monde en 1998 : tout le monde était uni et heureux de vivre dans un tel pays.

Bonheur individuel et collectif

Chacun n’est plus préoccupé que par la quête de son plaisir immédiat, par sa réussite personnelle et par la défense de ses intérêts. L’égocentrisme, l’indifférence aux autres et au monde sont devenus, pour un certain nombre, la norme. Les médias l’ont bien compris : les magazines comme Voici ou Public,  les émissions de télé-réalité comme le Loft, les séries comme Plus belle la vie.

Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux, je ne veux pas devenir comme cela, j’ai compris que ce n’était pas le chemin du bonheur, bien au contraire, ce n’est que de la pollution qui vient s’ancrer dans notre inconscient pour nous éloigner de nos véritables besoins.

Que faire pour être heureux

Il faut trouver l’attitude juste, ne pas trop attendre,  ne pas trop espérer, agir dans le moment présent et laisser faire la vie car la nature est bien faite. Laisser exercer son attention sans effort; ne jamais affronter une situation en vue de la forcer; savoir agir et ne pas réagir. Espérer le bonheur et le poursuivre tout en étant souple, patient, sans attente démesurées, sans crispation, en constante ouverture de cœur et d’esprit. Soyez amoureux de la vie avec détachement.

Le moment présent et le Bouddhisme

Vivre le présent est l’un des principaux préceptes de la pratique stoïcienne qui enseigne à éviter toute fuite dans le passé, toute évasion dans le futur, à chasser toute crainte comme tout espoir, à se concentrer sur l’instant, accepter ses peurs, ses angoisses, ses colères avec bienveillance puis les laisser s’envoler.

La douleur est le lot commun de l’humanité, aucun, riche ou pauvre, ne pourra y échapper, comme la vieillesse et la mort. Quand la prise de conscience intervient, vous cessez de résister, vous lâchez prise et vous entrez dans le bonheur et la paix intérieure.

L’attachement est source de souffrance  : être trop attaché à ses parents, ne pas s’éloigner d’eux, dans une maison juste à côté d’eux. La vie d’un être humain est la progression de l’attachement au détachement : le chemin vers l’autonomie. Souvent, les parents offrent des cadeaux à leurs enfants : des vêtements, une maison, une voiture mais l’enfant veut de l’amour, de l’écoute, de la compréhension, l’enfant devient alors un enfant gâté et insatisfait, il est en manque d’affection et de véritables valeurs. En prendre conscience, c’est un pas vers la guérison et continuer son chemin de vie.

Rien n’est plus précieux que la vie, et pour être heureux, il suffit d’apprendre à aimer la vie et à en jouir avec justesse et souplesse. Il faut s’efforcer à ne pas râler et critiquer en ruminant ses soucis mais de se réjouir de tous les petits plaisirs de la vie.

Nous cherchons constamment notre bonheur en nous projetons dans le monde extérieur et matériel, alors qu’il peut être trouvé en nous, dans la satisfaction profonde que nous pouvons tirer des plaisirs simples de la vie qui ne coutent presque rien : une balade, le sourire d’un enfant, un regard bienveillant, un repas entre amis, le soleil, la pluie, les oiseaux qui chantent, lire un livre, écrire, écouter avec attention une personne, donner un euro à un mendiant, laissez passer une voiture, sentir l’odeur de la nature en effectuant UNE et UNE chose à la fois en pleine conscience avec ATTENTION.

Pour trouver le bonheur, il faut juste savoir regarder, c’est simple et tellement difficile à la fois.