Personnalité et troubles psychologiques

Tout ce qui vient du fond de notre personnalité et perturbe notre vie de tous les jours, nos pensées, nos relations humaines intimes ou sociales. Nos actions et nos pensées étant dirigées par notre inconscient.

Ce sont nos blessures, par manque d’amour, d’écoute et de présence, reçues dans nos premières années de la vie et même dans le ventre de notre mère, ainsi que les traumatismes de la naissance, qui construisent la plupart de nos croyances conscientes et inconscientes. Et cela s’ajoute à toutes les croyances, épreuves et missions inconscientes transmises de générations en générations dans notre famille et notre culture. Tout cela déforme la réalité dans nos relations humaines.

Ce sont des paroles, des actions ou des pensées de mon entourage qui m’obligent à croire que je ne pourrai pas être moi-même, si je veux survivre. Car, pour l’enfant, être aimé de sa mère et de son père tel qu’il est (et non pas comme ses parents voudraient qu’il soit) est une question de vie ou de mort. L’enfant accepte de mourir à lui-même, donc de refuser le divin en lui, pour avoir un semblant d’amour de ses parents.

Après accumulation de blessures, de manifestations de rejet ou de désirs imposés, l’enfant se forme une nouvelle manière d’être. C’est alors que, par besoin de survivre, se développe la névrose (il se transforme) ou la psychose (il se coupe de ses désirs et les refoule). Comme les souffrances sont intolérables, ce traumatisme profond affecte la mémoire (trop douloureux = oubli), mais pas la mémoire du corps qui n’oublie rien !

Nous construisons alors un système de défense. C’est la peur qui fait entrer en action notre système de défense (défense = blocage des sentiments réels).

Les principaux troubles psychologiques :

La névrose :

C’est un comportement que j’adopte pour survivre et satisfaire mon entourage (mais qui n’est pas mon identité) et obtenir l’amour dont j’ai besoin.

Il y a une division en “MOI” et une transformation de mes besoins, à cause d’une souffrance insupportable. Ils deviennent des besoins symboliques : ex : tabac, boulimie, tension physique et émotionnelle, maladies, etc…

A partir de ce moment , l’enfant rentre dans un monde irréel , il quitte le réel trop douloureux. Ce qui veut dire : “je n’ai aucun espoir d’être aimé pour ce que je suis”.

La psychose :

Je décide de me couper de moi-même, de mon corps et je construis en moi un monde imaginaire. Les êtres, autour de moi, m’apparaissent très différents de ce qu’ils sont.

Les messages inconscients correspondant :

La psychose : “Je n’ai pas besoin des autres pour vivre.”

La névrose : “J’ai absolument besoin des autres pour vivre.”

La vérité c’est l’alternance et l’équilibre.

Dans la psychose, je suis en conflit avec “l’autre” (donc tous les autres), alors que dans la névrose je suis en conflit avec moi-même. La vérité étant la paix en moi et avec l’autre.

Le transfert :

Si une personne que je côtoie ressemble à un de mes parents ou à une personne qui m’a beaucoup touché dans mon enfance (positivement ou négativement), je crois que cette personne est identique intérieurement à son “sosie”. Il peut s’agir simplement d’un point commun : un rapport d’autorité, un comportement similaire, etc.

Ex : je ne supporte pas un directeur, un homme politique, une amie, simplement parce que, inconsciemment, ils me rappellent celui ou celle qui m’a fait beaucoup souffrir quand j’étais petit ; et j’adopte le comportement que j’ai eu, ou que j’aurais voulu avoir, avec cette personne, dans mon enfance.

L’attitude de victime :

Si nous manquons d’attention, d’amour, de tendresse, nous développons l’énergie de victime. La victime se complaît, attire l’attention, parle de son futur et de son passé, mais pas de son présent. Une grande raison de considérer notre vie comme un échec, c’est d’adopter l’attitude de victime.

L’origine d’une maladie :

Nous créons des maladies, des malaises ou des douleurs dans notre corps, en bloquant les désirs essentiels qui viennent de notre âme. Ce sont là nos besoins fondamentaux pour exister, nécessaires à notre chemin de vie personnel. Nous refusons ces désirs et ces besoins suite à une blessure d’enfance de rejet, d’abandon, de trahison, d’humiliation ou d’injustice. Nous les remplaçons par de faux désirs et de faux besoins. Ce qui a pour conséquence de blesser notre corps par des tensions et des crispations chroniques, car il ne fait qu’un avec notre âme. Ce sont ces tensions qui empêchent l’énergie vitale de circuler librement dans notre corps, et qui, en affaiblissant nos protections naturelles, laissent le champ libre à la maladie.

Les 5 causes de blessures de l’enfant provoquant des névroses ou des psychoses

se résument par le mot TRAHI:

Trahison, Rejet, Abandon, Humiliation, Injustice

Les problèmes psychologiques et l’oubli de notre racine spirituelle (se sentir un élément du tout), viennent des difficultés nées dans cette période de la petite enfance, en particulier par un manque d’amour véritable, d’un papa et d’une maman, dans une présence juste, dans leurs rôles respectifs et complètement lavés de leurs propres blessures d’enfants, ainsi que celles de toutes les générations précédentes.

Pendant ces traumatismes de l’enfance, nous avons fait des choix et ce sont ces choix que nous pouvons remettre en cause. C’est donc bien notre responsabilité qui nous éloigne de notre destin et de notre bonheur véritable. Et c’est donc notre responsabilité de retrouver notre voie personnelle et notre paix intérieure baignée par l’amour de l’univers tout entier.

La première souffrance c’est l’impossibilité d’aimer.

Je ne sais pas aimer car j’attends d’être aimé

 

L’intuition

Nous avons tous de grandes capacités à l’intérieur, en chacun de nous, que nous avons étouffées dans notre petite enfance. Certains, au contraire, les ont développées afin de survivre aux souffrances psychologiques imposées par leur environnement.

L’intuition est une grande force en nous. Mais cette force peut être filtrée par notre ego, par nos croyances, et transformée de manière négative, pour prendre le pouvoir sur l’autre ou pour nous faire croire que nous avons des dons miraculeux que l’autre ne possède pas.

Suivre notre intuition, c’est accepter d’être guidé par notre sagesse intérieure. Nous recevons dans notre âme, dans notre divin intérieur, des messages qui nous sont donnés par l’intermédiaire de l’énergie qui circule tout autour de nous, entre tous les êtres humains et directement de la source universelle commune à tous les éléments de la création, le divin collectif.

Nous recevons principalement ces informations par trois endroits de notre corps, trois chakras. Ce sont ces émetteurs-récepteurs qui communiquent avec l’extérieur et nous permettent de recevoir et d’envoyer des messages à l’aide de notre énergie.

Le premier se situe au niveau du sixième chakra, entre les sourcils, notre “troisième oeil”. Il nous permet de recevoir la vérité universelle, celle qui nous enlève le moindre doute en nous, le “Je sais”. Sans que nous ayons besoin de preuves, nous comprenons des certitudes qui sont toujours d’une grande simplicité, d’une évidence dont plus personne ne peut nous détourner. D’ailleurs, quand, par une pratique quotidienne, par le silence intérieur du mental, par un grand calme et une verticalité de notre colonne vertébrale, nous percevons de plus en plus clairement cette vérité, nous avons la surprise de rencontrer beaucoup de gens, de cultures, de religions ou de milieux différents qui ont découvert la même vérité et où le débat n’a plus lieu d’être.

Le deuxième se situe au niveau du cinquième chakra, c’est-à-dire de la gorge. Il nous permet de recevoir des messages, comme de petites voix intérieures qui nous délivrent de sages conseils. C’est ce que nous appelons notre guide ou nos guides, notre ange gardien. Ce sont aussi des messages qui viennent de l’extérieur et qui parlent directement à notre conscience. Nous comprenons par exemple tout d’un coup une phrase ou un message symbolique à un niveau de conscience supérieur.

En observant la vie autour de nous, nous découvrons que l’univers nous envoie des messages de façon symbolique à tout instant. Quand nous rencontrons un maître de sagesse, c’est surtout par ce langage qu’il s’adresse à nous.

Le troisième se situe au niveau du deuxième chakra, dans le ventre. Il nous permet de ressentir, par l’intermédiaire de notre état émotionnel et par toutes nos sensations corporelles, la qualité bienfaisante ou destructrice de l’énergie que nous recevons dans un lieu, dans une situation et surtout avec les personnes que nous côtoyons.

Nous pouvons ressentir des “aspirateurs d’énergie” ou des personnes de lumière qui nous éclairent dans notre chemin. Cette capacité nous permet de mettre la bonne distance dont nous avons besoin pour nous protéger et vivre notre chemin de vie en dehors de toute dépendance et de tout attachement.

 

Les émotions

Le travail sur nos émotions se fait à trois niveaux :

– 1) Les voir, les reconnaître, les différencier l’une de l’autre, comprendre la différence entre les émotions issues de notre passé et les sentiments utiles qui nous aident à nous positionner dans la vie, nous affirmer, nous protéger tout en respectant les autres.

– 2) L’acceptation (et non le refoulement !), la compréhension du message qu’elles nous délivrent, notre responsabilité d’adulte face à nos émotions (Elles nous abîment et mangent notre énergie). Ainsi que le choix conscient et responsable du passage à l’acte réparateur éventuel modifiant notre comportement habituel. Voir le document : Le “oui”.

– 3) Apprendre à les aimer comme tout ce qui se passe dans notre corps, c’est le début du véritable amour de Soi.

Les quatre principales émotions :

La peur :

Elle est très utile en cas de danger immédiat pour nous protéger, trouver en nous le maximum d’énergie afin d’agir et de sauver notre peau ou notre intégrité. Mais, par contre, elle est beaucoup plus souvent une réminiscence des blessures de notre passé, donc nous avons peur de revivre la même blessure. Nous oublions alors que nous avons grandi, que la situation n’est jamais la même, que les gens autour de nous ne sont pas les mêmes et donc toute ressemblance est complètement fortuite.

C’est, au contraire, une chance de réparer notre passé en vérifiant que la situation n’est plus dangereuse pour nous, c’est l’occasion inestimable de vérifier notre force intérieure, la confiance en notre divin et c’est l’opportunité de perdre la croyance correspondante à cette blessure.

La colère :

Elle est indispensable pour protéger notre territoire, notre corps, notre intégrité, notre chemin de vie, notre rôle dans l’instant. Elle ne doit pas se confondre avec la violence, qui est la conséquence du refus de nos colères anciennes, ou la déviation d’une colère destinée à quelqu’un d’autre qui nous fait très peur. Elle sert à clarifier nos besoins, nos limites, notre territoire et notre place. Dans notre société, il y a beaucoup de violence et d’agressivité parce que les colères ne sont pas exprimées au bon moment ou aux bonnes personnes, qui sont d’ailleurs le plus souvent notre mère, notre père ou des membres de notre famille.

La tristesse :

C’est un sentiment mal connu et elle est souvent prise pour un sentiment négatif ou destructeur. C’est peut-être le plus beau des sentiments. C’est celui qui nous libère d’un deuil, d’une croyance, d’une illusion. Sans notre tristesse, nous gardons inscrits en nous des cicatrices non refermées qui se rouvriront un jour ou l’autre avec des souffrances plus grandes. Si nous n’acceptons pas notre tristesse, c’est souvent la maladie et la mort qui viennent terminer ce travail de deuil dans notre corps. La tristesse, la dépression, quand elles ne sont pas chroniques, nous amènent à baisser notre niveau d’énergie interne afin d’être capable de supporter l’épreuve sans abîmer notre corps. La tristesse est la seule façon d’accepter la réalité qui nous dérange. Il est parfois difficile de discerner la vraie tristesse, qui amène à la paix intérieure et à la réparation, de la “fausse” tristesse qui est tout simplement une colère, un refus de la réalité. Celle-ci n’a pas le pouvoir de nous libérer mais, au contraire, nous fait rentrer dans une énergie de victime souvent chronique et destructrice.

La joie :

La joie profonde qui vient de notre centre, qui remplit notre corps en toute sérénité, est la seule qui devrait porter ce nom. Elle n’est pas à confondre avec celle qui provient de la satisfaction de nos désirs, de l’expression physique de nos plaisirs temporaires qui ne sont que des pansements maladroits et provisoires sur nos blessures de coeur. Elle n’est pas à confondre non plus avec notre satisfaction très égoïste de voir nos désirs réalisés par nos enfants, un membre de notre famille ou une célébrité quelconque. L’excitation temporaire et hystérique est une drogue qui aura obligatoirement sa conséquence négative aussi forte dans un proche avenir, c’est un effet de balancier naturel rejoignant la loi de “cause à effet” relatée dans tous les enseignements spirituels.

Les émotions sont un processus physique pour nous informer qu’il se passe quelque chose d’anormal ou de dangereux dans notre environnement. Dans le cas où ce n’est pas pour nous prévenir d’un danger imminent, c’est le signe d’un refus d’accepter une réalité correspondant à un refus identique de notre petite enfance.

Nos émotions nous ramènent dans notre corps et nous font quitter le raisonnement, la logique, la morale. Elles sont une porte ouverte à la connaissance de notre vrai

“Soi”. Nos émotions dirigent nos actions, nos pensées, nos choix de vie et nos relations, de façon inconsciente, et donc de façon négative pour notre bonheur.

Toutes les émotions sont semblables à l’intérieur de chaque être humain, seule l’intensité varie.

Le refus d’accepter nos émotions, donc le fait de les refouler, nous éloigne de plus en plus de notre être essentiel, notre âme. Tous ces refus se logent dans notre corps et constituent une chape de béton au-dessus de notre âme qui rigidifie notre corps et amène, par voie de conséquence, douleurs et maladies. La conséquence ultime étant la mort de notre corps physique avant même d’avoir découvert, accepter et réaliser notre véritable chemin de vie.

 

L’absence

Dans chaque relation humaine, je dois trouver un équilibre entre les moments de présence intime et chaleureux, en alternance avec des moments d’éloignement et de solitude, selon mes limites et mes besoins du moment. Suivant les différentes structures psychologiques décrites dans le premier chapitre, mes difficultés sont différentes et, par conséquent, je dois faire des efforts différents, correspondants à mon histoire familiale :

J’apprends ce qu’est la présence à l’autre et j’apprends l’intimité avec l’autre, au lieu de l’inclure dans mon monde. Car, dans ce cas, il n’y a pas de relation du tout, c’est-à-dire que, dans mon inconscient, l’autre devient une simple partie de moi-même.

J’apprends l’absence de l’autre, je m’éloigne, je m’isole de l’autre sans avoir besoin de son accord.

J’apprends ce qu’est la présence et ce qu’est l’absence, car souvent j’en ignore le sens au niveau intime de la relation.

J’apprends la distance physique et émotionnelle. J’apprends aussi l’intimité, sans jugement, sans croyance culturelle, familiale ou religieuse.

La Présence

Á Soi :

C’est être conscient, seconde par seconde, de tout ce qui se passe à l’intérieur de mon corps, que ce soit physique, émotionnel ou mental.

Á l’autre :

C’est prendre conscience que l’autre est un autre : son histoire, ses blessures, ses désirs, ses besoins. Je ne peux donc pas le comprendre mais simplement l’entendre, c’est-à-dire l’écouter avec neutralité, avec compassion et sans le prendre en charge.

J’accueille l’autre tel qu’il est, dans l’amour inconditionnel, tout en respectant mes limites du moment. La présence à mon bébé, c’est accepter qu’il ne pleure jamais pour rien. Ce n’est pas non plus pour “faire ses poumons”. Il y a toujours une cause, même si je ne peux pas la comprendre ; je peux l’entendre, dans l’écoute, la présence et la tendresse, sans me culpabiliser.

La présence à mon enfant, c’est lui accorder chaque jour des moments de disponibilité sans “distraction“ extérieure, sans jugement et sans conseil.

Á la relation :

C’est l’espace d’échanges entre moi et les autres : les paroles, les actes et l’énergie. Je reste conscient de la réalité, en me respectant et en respectant l’autre.

Je garde la responsabilité de ma partie de la relation et je ne suis pas responsable de la partie de l’autre. Il y a une ligne frontière exactement au milieu de notre relation, chacun reste responsable de son propre territoire. Je ne donne pas de conseil, de menace, je ne prends pas le pouvoir et je n’accepte pas que l’autre le fasse. J’affirme simplement mes limites, mes besoins et je respecte ceux des autres.

Á mon Dieu intérieur :

En plus de ma pensée, mon intelligence, mes émotions, mon corps, je possède une énergie divine qui me guide grâce à mes intuitions. Le silence extérieur et intérieur me met en contact avec cette partie de moi, mon âme guidée par l’esprit, qui possède des pouvoirs au-delà de toute imagination humaine. C’est ma seule sécurité.

Á la Terre :

La Terre-Mère est ma source de vie physique. J’y prends toute ma force, toute mon énergie. C’est une nécessité vitale de rester en conscience avec cette réalité. Cela m’aide à me libérer de tous mes attachements humains et matériels. Mon corps vient de la terre et y retournera quoi qu’il arrive.

Á Dieu, messager et guide de l’univers :

Une énergie qui régit tout l’univers existe. Cette énergie est capable de créer l’univers entier et en même temps tout ce qu’il y a sur cette planète : les minéraux, les végétaux, les animaux et les hommes. Au niveau humain, sa puissance est infinie et rien de ce qui se passe n’est un hasard. L’ouverture de ma conscience me fait découvrir cet équilibre. C’est un immense orchestre dont aucun être humain ne peut connaître tous les accords. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas deux ou plusieurs orchestres mais un seul. Il n’y a donc aucune séparation entre les races, les religions ou les cultures ; comme les instruments d’un orchestre, elles ont toutes un rapport avec les autres. Elles sont des compléments indispensables à la connaissance humaine et aucune ne possède la vérité en entier. Tout ce qui existe est nécessaire, sinon cela n’existerait pas.

Á mon corps, mes sensations :

C’est par mon corps que je reçois les messages de mon divin. Le langage de mes douleurs, de mes malaises et de mes maladies est un langage ; cela n’a rien à voir avec les microbes ou les conditions extérieures. Ces derniers sont réels mais ils utilisent les erreurs de mon chemin pour abîmer mon corps. Ces intrusions sont des conséquences et non des causes.

C’est aussi la présence aux instants de bonheur que ressent mon corps par l’intermédiaire de tous mes sens.

Á mes émotions :

Chaque refus d’une réalité, d’un besoin, me procure une émotion due à mon histoire.

Ces émotions sont là pour m’avertir d’une erreur ou d’un danger. Les accepter, les reconnaître et en tirer des leçons me ramène dans mon chemin de vie avec lequel je ne peux pas tricher.