L’action de changement

Tout notre passé est contenu dans notre présent, toutes nos actions, nos choix de vie et de partenaire sont dictés par les souffrances de notre passé. Notre passé est donc complètement contenu dans notre présent. Si nous ne changeons rien à nos actions, à nos comportements et à nos pensées ; notre futur sera obligatoirement une continuation de notre présent. Nos choix de vie future et nos relations futures ne changeront qu’en apparence mais ils seront toujours dictés par les souffrances de notre enfance et par le poids des générations précédentes que nous portons en nous.

Devenons le changement que nous souhaitons voir dans le monde. Mahatama Gandhi.

C’est donc en changeant quelque chose en moi, même un tout petit changement, que je change définitivement mon futur. Mon futur est complètement contenu dans mon présent. Chaque action de changement ici et maintenant m’apporte obligatoirement un futur meilleur.

Action / réaction : mon chemin, c’est de sortir de la réaction qui me fait agir, à chaque instant, par rapport à mon histoire et à mes souffrances passées (c’est ma personnalité). Je décide d’agir maintenant de façon juste et neutre, uniquement par rapport à la situation nouvelle de l’instant. La preuve de ma nouvelle façon de fonctionner est le temps, plus ou moins long, de silence et de réflexion que je mets avant d’agir.

Je sentais inconsciemment quelque fois une envie de réagir d’une certaine manière, alors je me disais : fais donc l’inverse.

Entrer dans l’action ne veut pas dire s’attacher aux fruits de l’action. J’agis pour un but mais je ne m’attache pas au résultat, mes réponses sont en moi uniquement, mes satisfactions viennent de l’intérieur de moi, de mon centre, de mon âme.

Entrer dans l’action de changement ne signifie pas se violenter, se forcer. Je fais des efforts mais je ne me force pas. Je ne change que ce que je suis capable de changer aujourd’hui et rien de plus. J’accepte mes limites. En acceptant mes limites aujourd’hui, je permets à mon inconscient de m’aider à les dépasser. Il vaut mieux que je fasse une petite action de changement plutôt que d’essayer et d’échouer dans un grand changement trop difficile pour moi maintenant.

Nous sommes les seuls responsables de nos souffrances ; nous avons toujours une solution pour sortir de la souffrance : c’est de l’accepter, pas de changer les faits !

“Ce qui est”, mais accepter la résonance en nous de ce qui se passe autour de nous. Quand nous ne parlons que des autres c’est que nous n’avons pas accès à notre ressenti.

Je ressens que tout être humain a en lui le désir profond de découvrir sa source divine cachée dans son inconscient ; malheureusement, des blessures psychologiques profondes, beaucoup plus graves que des maladies du corps, reçues dans la petite enfance (et même avant) ou de nos ancêtres, et répétées maintes fois au long de notre vie, viennent enrayer le parcours de notre développement personnel.

Chacun ressentira suivant son chemin intérieur sa vérité qui est la seule à laquelle il doit croire, mais ce qui est essentiel c’est de savoir et d’accepter que tout est changement : il suffit de regarder la nature pour s’en convaincre ! Et nous, les humains, nous garderions les mêmes croyances toute notre vie ?… Quel orgueil ! Et si nous acceptions aujourd’hui de remettre en question tout ce que nos parents, nos enseignants nous ont appris… Dans tous les domaines des sciences et des arts, ceux qui ont beaucoup appris de leurs maîtres et qui ont remis en cause tous leurs acquis, ce sont eux qui font progresser, qui découvrent, qui inventent ! Et à leur tour, plus tard, ils seront à nouveau contestés par leurs élèves, encore plus grands et plus libres qu’eux.

La vie est impermanence

Notre désir profond ne serait-il pas d’améliorer, clarifier notre relation avec l’autre, sans aucune dépendance positive ou négative, y compris avec nos enfants, notre conjoint, nos parents, mais aussi avec nos frères, nos sœurs, notre thérapeute, nos maîtres, nos amis.

La question que nous pouvons nous poser : “Quelle est la personne au monde la plus importante pour moi aujourd’hui ?” La réponse juste est : “C’est moi…, avec mes besoins et mes souffrances”. Si nous admettons cette réponse, nous pouvons nous poser cette deuxième question : “Quelle est la deuxième personne la plus importante au monde après moi ?” La réponse juste est : “C’est l’autre…, n’importe quel autre, avec ses souffrances et ses besoins”. “Est-ce que je peux faire quelque chose pour moi aujourd’hui ?” “Est-ce que je peux faire, ensuite, quelque chose pour un autre ou des autres aujourd’hui, tout en respectant mes propres besoins ?”

Nous devons pour cela adapter notre environnement pour que le beau et le bon soient les deux nourritures de notre croissance.

Pour entrer dans l’action, nous avons besoin de mieux nous connaître et pour cela en premier lieu écouter les messages de notre corps (les maladies, les émotions), et nous avons besoin de rééquilibrer notre féminin et notre masculin (Yin et Yang), présents en chacun de nous:

– Si je suis un homme, je réfléchis aux qualités féminines que je n’ai pas développées, telles que l’intuition, l’expression de la tendresse, la créativité, la douceur, la psychologie, l’écoute…

– Si je suis une femme, je réfléchis aux qualités masculines telles que l’action, la responsabilité, l’intellect, la réflexion, la rationalité, le courage, la force, la sagesse…

L’être humain crée son propre bonheur, selon ce qu’il pense de lui-même. La première grande difficulté, c’est penser, dire et faire la même chose.

Le vrai processus de changement est inconscient. Le résultat, ce sont toujours des pensées, des actions ou des intuitions qui nous surprennent, nous étonnent sur nous-mêmes.

Le principal outil du changement c’est être dans l’ici et maintenant : j’observe tout ce qui se passe en moi (émotion, tension, douleur, pensée) ; je vois, je reconnais, j’accepte et je lâche (je n’alimente pas).

Lorsque tout a été accepté dans notre cœur, plus rien n’est grave, plus rien ne nous dérange.

Rire, c’est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager.

Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son Moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c’est risquer de les perdre.

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c’est risquer de mourir.

Espérer, c’est risquer de désespérer.

Essayer, c’est risquer d’échouer.

Mais il faut prendre des risques, car le plus grand danger dans la vie, c’est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien, n’est rien.

J’ai risqué à de nombreuses fois dans ma vie, cela a produit des réussites et des échecs mais à chaque fois j’ai grandit et je me suis construis.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer, ni se développer, ne peut ni aimer, ni vivre. Enchaîné dans sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.

Seuls ceux qui risquent sont libres.

Un temps pour la connaissance,

Un temps pour la conscience,

Un temps pour l’action.

Osez dire… Osez faire … Osez être