Tous les articles par Hervé KOPYTO

Développez votre conscience et liberez votre perception

Après une longue marche épuisante, un jeune pèlerin arrive à un monastère juché en montagne. Il y voit un homme occupé à remplir plusieurs seaux d’eau à partir d’un puits. Et il lui demande :
« Où puis-je trouver le maître de ce monastère ? Tout le monde dit qu’il a atteint un très haut niveau de spiritualité. »

Le pèlerin était convaincu que l’homme qui prenait de l’eau n’était qu’un serviteur. Jamais il n’aurait imaginé qu’il puisse être le maître qu’il voulait rencontrer. Selon lui, une personne si évoluée ne pouvait s’abaisser à faire cette corvée.

Le maître, en tenant un sceau rempli d’eau, sourit et dit :
« Je suis le maître de ce monastère. »

Le jeune pèlerin étonné :
« Tout le monde au village parle de votre grande sagesse. Pourquoi faites-vous ce travail domestique ? Vous méritez beaucoup mieux. »

Le maître :
« J’ai toujours exécuté quotidiennement des tâches domestiques et je continue maintenant en tant que maître de ce monastère. »

Le jeune pèlerin :
« Alors, quelle est la différence ? Avant de devenir un maître spirituel, vous faisiez des corvées. Et maintenant, vous faites encore ces mêmes tâches. Qu’est-ce qui a changé ? »

Le maître sourit et répond :
« La différence est à l’intérieur. Avant mon cheminement spirituel, je faisais les choses avec une certaine inconscience et parfois de manière désordonnée. Maintenant, chaque jour dès mon éveil, j’établis une paix profonde en moi. Par la suite, je fais des efforts pour garder en moi la sérénité acquise lors de ma méditation matinale. De cette manière, le monde physique est le même. Mais moi intérieurement, je suis totalement différent et surtout beaucoup plus heureux. »

L’action de changement

Tout notre passé est contenu dans notre présent, toutes nos actions, nos choix de vie et de partenaire sont dictés par les souffrances de notre passé. Notre passé est donc complètement contenu dans notre présent. Si nous ne changeons rien à nos actions, à nos comportements et à nos pensées ; notre futur sera obligatoirement une continuation de notre présent. Nos choix de vie future et nos relations futures ne changeront qu’en apparence mais ils seront toujours dictés par les souffrances de notre enfance et par le poids des générations précédentes que nous portons en nous.

Devenons le changement que nous souhaitons voir dans le monde. Mahatama Gandhi.

C’est donc en changeant quelque chose en moi, même un tout petit changement, que je change définitivement mon futur. Mon futur est complètement contenu dans mon présent. Chaque action de changement ici et maintenant m’apporte obligatoirement un futur meilleur.

Action / réaction : mon chemin, c’est de sortir de la réaction qui me fait agir, à chaque instant, par rapport à mon histoire et à mes souffrances passées (c’est ma personnalité). Je décide d’agir maintenant de façon juste et neutre, uniquement par rapport à la situation nouvelle de l’instant. La preuve de ma nouvelle façon de fonctionner est le temps, plus ou moins long, de silence et de réflexion que je mets avant d’agir.

Je sentais inconsciemment quelque fois une envie de réagir d’une certaine manière, alors je me disais : fais donc l’inverse.

Entrer dans l’action ne veut pas dire s’attacher aux fruits de l’action. J’agis pour un but mais je ne m’attache pas au résultat, mes réponses sont en moi uniquement, mes satisfactions viennent de l’intérieur de moi, de mon centre, de mon âme.

Entrer dans l’action de changement ne signifie pas se violenter, se forcer. Je fais des efforts mais je ne me force pas. Je ne change que ce que je suis capable de changer aujourd’hui et rien de plus. J’accepte mes limites. En acceptant mes limites aujourd’hui, je permets à mon inconscient de m’aider à les dépasser. Il vaut mieux que je fasse une petite action de changement plutôt que d’essayer et d’échouer dans un grand changement trop difficile pour moi maintenant.

Nous sommes les seuls responsables de nos souffrances ; nous avons toujours une solution pour sortir de la souffrance : c’est de l’accepter, pas de changer les faits !

“Ce qui est”, mais accepter la résonance en nous de ce qui se passe autour de nous. Quand nous ne parlons que des autres c’est que nous n’avons pas accès à notre ressenti.

Je ressens que tout être humain a en lui le désir profond de découvrir sa source divine cachée dans son inconscient ; malheureusement, des blessures psychologiques profondes, beaucoup plus graves que des maladies du corps, reçues dans la petite enfance (et même avant) ou de nos ancêtres, et répétées maintes fois au long de notre vie, viennent enrayer le parcours de notre développement personnel.

Chacun ressentira suivant son chemin intérieur sa vérité qui est la seule à laquelle il doit croire, mais ce qui est essentiel c’est de savoir et d’accepter que tout est changement : il suffit de regarder la nature pour s’en convaincre ! Et nous, les humains, nous garderions les mêmes croyances toute notre vie ?… Quel orgueil ! Et si nous acceptions aujourd’hui de remettre en question tout ce que nos parents, nos enseignants nous ont appris… Dans tous les domaines des sciences et des arts, ceux qui ont beaucoup appris de leurs maîtres et qui ont remis en cause tous leurs acquis, ce sont eux qui font progresser, qui découvrent, qui inventent ! Et à leur tour, plus tard, ils seront à nouveau contestés par leurs élèves, encore plus grands et plus libres qu’eux.

La vie est impermanence

Notre désir profond ne serait-il pas d’améliorer, clarifier notre relation avec l’autre, sans aucune dépendance positive ou négative, y compris avec nos enfants, notre conjoint, nos parents, mais aussi avec nos frères, nos sœurs, notre thérapeute, nos maîtres, nos amis.

La question que nous pouvons nous poser : “Quelle est la personne au monde la plus importante pour moi aujourd’hui ?” La réponse juste est : “C’est moi…, avec mes besoins et mes souffrances”. Si nous admettons cette réponse, nous pouvons nous poser cette deuxième question : “Quelle est la deuxième personne la plus importante au monde après moi ?” La réponse juste est : “C’est l’autre…, n’importe quel autre, avec ses souffrances et ses besoins”. “Est-ce que je peux faire quelque chose pour moi aujourd’hui ?” “Est-ce que je peux faire, ensuite, quelque chose pour un autre ou des autres aujourd’hui, tout en respectant mes propres besoins ?”

Nous devons pour cela adapter notre environnement pour que le beau et le bon soient les deux nourritures de notre croissance.

Pour entrer dans l’action, nous avons besoin de mieux nous connaître et pour cela en premier lieu écouter les messages de notre corps (les maladies, les émotions), et nous avons besoin de rééquilibrer notre féminin et notre masculin (Yin et Yang), présents en chacun de nous:

– Si je suis un homme, je réfléchis aux qualités féminines que je n’ai pas développées, telles que l’intuition, l’expression de la tendresse, la créativité, la douceur, la psychologie, l’écoute…

– Si je suis une femme, je réfléchis aux qualités masculines telles que l’action, la responsabilité, l’intellect, la réflexion, la rationalité, le courage, la force, la sagesse…

L’être humain crée son propre bonheur, selon ce qu’il pense de lui-même. La première grande difficulté, c’est penser, dire et faire la même chose.

Le vrai processus de changement est inconscient. Le résultat, ce sont toujours des pensées, des actions ou des intuitions qui nous surprennent, nous étonnent sur nous-mêmes.

Le principal outil du changement c’est être dans l’ici et maintenant : j’observe tout ce qui se passe en moi (émotion, tension, douleur, pensée) ; je vois, je reconnais, j’accepte et je lâche (je n’alimente pas).

Lorsque tout a été accepté dans notre cœur, plus rien n’est grave, plus rien ne nous dérange.

Rire, c’est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager.

Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son Moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c’est risquer de les perdre.

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c’est risquer de mourir.

Espérer, c’est risquer de désespérer.

Essayer, c’est risquer d’échouer.

Mais il faut prendre des risques, car le plus grand danger dans la vie, c’est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien, n’est rien.

J’ai risqué à de nombreuses fois dans ma vie, cela a produit des réussites et des échecs mais à chaque fois j’ai grandit et je me suis construis.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer, ni se développer, ne peut ni aimer, ni vivre. Enchaîné dans sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.

Seuls ceux qui risquent sont libres.

Un temps pour la connaissance,

Un temps pour la conscience,

Un temps pour l’action.

Osez dire… Osez faire … Osez être

 

Comment renforcer le système immunitaire

Comment renforcer le système immunitaire
Comment renforcer le système immunitaire

Lorsque vous « habitez » votre corps, vous avez l’avantage additionnel de voir votre système immunitaire grandement renforcé. Plus vous amenez de conscience dans le corps, plus le système immunitaire se renforce. Comme si chacune de vos cellules s’éveillait et se réjouissait. Le corps adore l’attention que vous lui accordez. C’est là une très puissante forme d’auto guérison. La plupart des maladies s’immiscent en vous quand vous n’êtes pas dans votre corps. Si le maître est absent de la maison, toutes sortes de personnages touches viendront y squatter. Si vous habitez votre corps, les invités indésirables auront de la difficulté à y entrer.

Je suis rarement soumis aux maux de tête,  mais quand c’est le cas, c’est que mon mental est pleine effervescence, il faut donc revenir au moment présent. Pas besoin de médicaments, une bonne ballade en forêt, un moment de calme à écouter de la musique ou bien la nature et le mal de tête disparait.

Et ce n’est pas seulement votre système immunitaire corporel qui se trouve renforcé : le système immunitaire psychique l’est également beaucoup. Ce dernier vous protège des champs magnétiques négatifs des autres (sur les plans mental et émotionnel) qui sont très contagieux. Quand vous habitez bien votre corps, c’est l’élévation de la fréquence vibratoire de tout votre champ énergétique qui vous protège et non pas l’érection d’un bouclier. Ainsi, tout ce qui vibre à une fréquence inférieure. Qu’il s’agisse de la peur, de la colère, de la dépression, etc., existe dorénavant dans ce qui est virtuellement un autre ordre de réalité. Tout cela n’entre plus dans votre champ de conscience ou, si cela y entre, vous n’avez plus besoin d’y résister, car cela passe à travers vous. S’il vous plaît, ne prenez pas ce que je vous dis pour monnaie sonnante. Vérifiez-le.

Désormais, je suis devenu patient et calme, même si une situation stressante apparait, je l’appréhende d’une manière sereine afin de la traiter avec lucidité, je n’y arrive pas toujours mais très souvent, preuve que j’ai encore à m’améliorer.

Il existe une méditation simple (Body Scan) mais puissante d’auto guérison que vous pouvez faire à tout moment, quand vous sentez le besoin de renforcer votre système immunitaire. Elle s’avère particulièrement efficace si vous la pratiquez quand vous sentez les premiers symptômes d’une maladie. Mais elle fonctionne également dans le cas de maladies déjà installées si vous vous y adonnez à intervalles réguliers et avec intensité. Elle viendra aussi neutraliser toute perturbation occasionnée à votre champ énergétique par une quelconque forme de négativité. Cela ne remplace cependant pas la pratique, instant après instant, de la présence au corps. Sinon, cette méditation n’aura que des effets temporaires.

Je trouve que cette méditation est très difficile, il faut être vraiment à l’écoute de son corps, quelquefois, vous êtes à l’écoute et d’autre fois, pas du tout. Afin de développer mes perceptions dans ce domaine, je pratique le massage et l’acuponcture qui m’ont bien aidé.

Quand vous avez quelques minutes de libre, particulièrement le soir juste avant de vous endormir et le matin juste après vous être réveillé et avant de vous lever, inondez votre corps de conscience. Fermez les : Étendez-vous à plat dos. Choisissez différentes
parties de votre corps pour tout d’abord y centrer brièvement votre attention : les mains, les pieds, les bras, les jambes, l’abdomen, la poitrine, la tête, etc. Aussi intensément que vous le pouvez, sentez d’abord l’énergie vitale dans ces parties du corps, en restant environ quinze secondes sur chacune d’elles. Puis, laissez votre attention parcourir à quelques reprises tout votre corps à la manière d’une vague, des pieds à la tête, et vice versa. Cela ne prendra qu’une minute environ. Sentez ensuite votre corps énergétique dans sa totalité, comme un champ énergétique unique. Maintenez votre attention sur cette sensation durant quelques minutes. Pendant toute la durée de l’exercice, soyez intensément présent dans chaque cellule de votre corps. Ne vous inquiétez pas si le mental réussit de temps en temps à attirer votre attention sur autre chose que le corps et si vous vous perdez un peu dans vos pensées. Dès que vous le remarquez, dirigez de nouveau votre attention sur le corps énergétique.

Le matin quand je pratique cette méditation, je commence cette belle journée avec joie, j’écoute mon corps, la nature, mes rêves de la nuit, je suis éveillé et totalement présent. Le soir, je préfère mettre de la musique et prêter mon attention à la musique et à mon corps, je trouve alors le sommeil facilement car mon mental ne travaille plus.

 

Parentification : l’enfant parent de ses parents

L'enfant parent de ses parents
Parentification : L’enfant parent de ses parents

Parentification définition

La parentification de l’enfant peut se définir comme le process interne à la vie familiale qui amène un enfant ou un adolescent à prendre des responsabilités plus importantes que ne le voudraint son âge et sa maturation et qui le conduit à devenir un parent pour ses parents.

La parentification n’est pas pathologique en soi. Dans de nombreuses circonstances, elle est tout a fait fonctionnelle et permet à l’enfant de s’identifier à une image du bon parent qu’il pourra devenir.

Par contre, si la parentification se poursuit sur une longue durée et surtout qu’elle n’est pas reconnue, elle peut devenir un véritable fardeau pour l’enfant qui n’a plus le temps de s’occuper de lui et de recevoir. En terme de donner et recevoir, l’enfant donnera plus que ne le voudraient son âge, ses compétences, ses besoins et ses désirs. Il est alors envahi par la culpabilité de ne pas réussir à devenir le bon parent dont ses parents ont besoin et de ne pas reste le bon enfant qu’il aurait aimé être dont les parents ont besoin.

Dès l’âge de 10 ans, je commençais à soutenir ma maman qui avait été touchée par un cancer du sein, une ablation qui lui a fait perdre sa vie sexuelle. Elle a ensuite perdu sa maman et a sombré dans la dépression, j’avais besoin de soutien mais c’est moi qui soutenait ma maman.

Le processus de parentification n’est pas limité aux relations parent-enfant. A la base de la formation d’un couple entre adultes, il y a toujours une part de parentification. Cela permet à chaque partenaire d’alterner les périodes de maturation et de régression, se soutenir l’autre dans des circonstances difficiles et de faire l’expérience du donner et recevoir dans une nouvelle situation.

Cette parentification est parfois un facteur de conflit et déséquilibre entre les deux partenaires quand l’un a l’impression de donner sans recevoir. Cela devient un élément favorisant la rupture ou, au contraire, une relation fusionnelle. Mais s’il n’y a ni rupture, ni fusion, un troisième partenaire est recruté pour favoriser l’équilibre relationnel. C’est le plus souvent l’enfant qui prend cette place de parent afin de maintenir l’unité familiale et tenter de reconstruire la confiance.

Dans ma vie toute ma vie d’adulte, j’ai soutenu le couple parental dans les problèmes psychologiques et financiers, je me sentais investi d’une mission de protection jusqu’au suicide de ma maman, j’ai pu sauver mon papa de l’alcoolisme mais pas de la mort psychique, il vit maintenant paisiblement en maison de retraite. Je comprends mieux ma sensibilité envers les personnes qui souffrent, en effet je la ressens par contre j’évite le soin compulsif maintenant.

Le rôle du soignant : cette attitude existe fréquemment dans la relation conjugale sous la forme de la parentification d’un des conjoints mais elle peut aussi toucher des enfants dont l’un des parents ou les deux réclament des soins. Il peut s’agir d’un enfant  essayant d’égayer une mère dépressive ou gérant le quotidien d’un parent psychotique en lui distribuant des médicaments ou en l’accompagnant au rendez-vous chez le psychiatre : enfant-thérapeute ou enfant hypermature.

Le rôle de sacrifice ou de bouc émissaire : en renonçant à son autonomie, l’enfant adopte un rôle de victime ou de délinquant afin de réunir la famille. Un parent qui se sacrifie sur le mode du martyr, la mère le plus souvent, montre qu’elle représente un contrôle efficacement la famille.

Le rôle neutre : c’est le cas d’un bon enfant qui ne réclame rien, mais qui, derrière cette façade de santé peut se débattre dans des sentiments de vide, d’épuisement émotionnel et dépressif. Là aussi, l’enfant semble privé de son enfance.

Exemples de parentification :

  • Mes parents me confient des secrets intimes
  • Ma mère ou mon père partage avec moi ses problèmes personnels comme si j’étais un adulte.
  • Je restaure la paix dans les conflits entre mes parents.
  • Je console l’un de mes parents quand il est déprimé.
  • Je leur fournis le réconfort et la sécurité affective.
  • Je décide de l’heure de leur coucher, même si nos parents sont présents.
  • Je prépare les repas pour la famille, je fais la lessive etc …

En s’appuyant sur les célèbres travaux de Bowlby sur l’attachement, M. L. West et A. Keller ont étudiés les relations entre un passé de parentification et la tendance compulsive à prendre soin de l’autre chez l’adulte. La parentification fournit à l’enfant, et ultérieurement à l’adulte, qui a subi un lien d’attachement non sécurisant un moyen efficace de rester à proximité d’un bon parent. La tendance compulsive à prendre soin de l’autre peut ainsi être considéré comme une évolution de l’âge adulte de la parentification.

Jurkovic souligne la nature insidieuse de la parentification de l’enfant qui expérimente pouvoir et grandiosité en devenant le parent de ses parents ou l’époux d’un de ses parents.

Annie Garrigues et Le Goff ont mis en relation la parentification et le droit de donner de l’enfant. La capacité de sollicitude de l’enfant peut être décrite comme un droit. L’absence de reconnaissance de ce droit diminue les possibilités de construire la confiance et favorise la parentification. L’enfant est mystifié sur ce qu’il peut ou doit donner à ses parents. Il est envahi par la culpabilité. La confiance est une qualité relationnelle essentielle entre parent et enfant; elle construit au travers de la recherche difficile de l’équité du donner et recevoir et par la reconnaissance de ce que donne l’enfant. L’atteinte de cette confiance ou son exploitation dans la parentification ont toujours des conséquences graves pour l’enfant. Par contre, si les parents reconnaissent ce que donne l’enfant la parentification est moins destructive.

Les couples qui se parentifient dans des tentatives de compenser des pertes précoces et des besoins non satisfaits dans une enfance où ils étaient parentifiés par leurs parents. Ces relations peuvent être considérées comme de véritables relations d’addiction à l’autre; elles permettent à la fois d’éviter et de revivre symboliquement les déceptions vécues de l’enfance en produisant des cycles d’engagement et désengagement dans la relation de couple fusionnel.

Johns et Wells avancent l’hypothèse que les enfants peuvent être parentifiésselon deux styles différents : dans un style masochiste en étant  ceux qui doivent directement gratifier les besoins de soins physiques ou affectifs des parents, ou dans un style narcissique en étant induits à réaliser les projections de l’idéal de moi parental.

L’enfant d’alcoolique a été décrit comme un enfant chargé de responsabilité et contraint de se conduire de manière plus adulte que son parent alcoolique.

Dans un famille avec un problème d’alcool ou de drogue, l’absence d’un adulte important, habituellement le père, entraine l’un des enfants à assumer des responsabilités parentales. La parentification peut se développer dans deux directions : l’enfant est considéré comme un sauveteur, soit comme un rebelle.

Dans ma vie, je suis passé du sauveteur au rebelle, j’en prends maintenant conscience et cela change tout de s’en rendre compte, je suis connecté à moi-même.

Quand un enfant offre une aide à ses parents, ceux-ci ne reconnaissent pas forcément ce qu’il fait pour eux. L’enfant se heurte à leur déni. Alors son comportement peut prendre l’aspect de symptômes venant à postériori à justifier ce déni.

De nombreuses études mère-enfant montrent que l’enfant qui se trouve confronté à l’indifférence, au mépris ou au refus de recevoir ce qu’il essayait de donner, réagit par un état de micro dépression ou construit un attachement évitant. Cela représente pour l’enfant une expérience traumatique dont la répétition constitue une atteinte à la construction de son Self. L’empiètement de l’environnement est l’équivalent d’un traumatisme pour l’enfant qui l’amène à se défendre en retournant à l’isolement et en construisant un faux self.

Je me souviens d’un regard admiratif qui est devenu évitant …

Le soi reçoit et donne. Il a besoin d’un autre qui donne et reçoive. Plus l’autre est incapable de recevoir, plus le soi a besoin de détruire. Plus le soi détruit et le il se vide. Plus il se vide et plus il est envieux, plus il est destructeur. Finalement, il  perdu à la fois le sens de sa capacité à donner et celui de la capacité qu’à l’autre de recevoir.

La personne traité injustement ne perd pas pour autant sa légitimité mais celle-ci prend un caractère destructeur. Le fait d’avoir été traité injustement donne un droit à la réparation en l’absence d’une compensation de la part de celui qui a causé le dommage, ce droit peut être utilisé de manière destructive dans un autre contexte et dans d’autres relations au risque d’y transposer l’injustice et de l’accentuer.

La personne parentifiée désire recréer en l’idéalisant la relation passé avec l’un des parents. Le plus souvent, il s’agit de compenser le manque de relation ou l’absence de confiance avec celle-ci. Cela s’articule avec le besoin de possession et de fusion réparatrice de la perte de la personne aimée.

Ma vie, je l’ai passé à rêver et à idéaliser, toujours à la recherche de possession, de passion et de fusion ! Maintenant, je profite réellement de la vie et du moment présent.

En réaction à la perte ou au risque de perte se préoccupent intensément et exagérément du bien-être d’autres personnes. Au lieu  de ressentir de la tristesse et d’accueillir un réconfort pour eux-mêmes, ils proclament que c’est quelqu’un d’autre qui est dans la détresse et nécessite les soins qu’ils s’empressent de prodiguer.

Bowlby nomme cette attitude la tendance à soigner compulsivement. Elle se développe chez des personnes qui avaient été amenées dans leur enfance à se sentir responsables de la prise en charges de leurs parents.

Les périodes de tension où un enfant est utilisé comme outsider favorisent sa parentification. L’anxiété non résolue dans le couple est réfléchie sur l’enfant qui se retrouve ainsi triangulé.

La perspective systématique se base sur trois hypothèses principales la participation déniée à un triangle, le sacrifice pour maintenir l’unité de la famille et les projections parentales de l’enfant.

L’obligation de prendre soin de l’autre est en rapport avec la dette d’avoir reçu des soins de l’autre. La dette qui indique une direction prioritaire à la loyauté n’est pas un simple sentiment culpabilisant de dette mais une dette existentielle du d’être ou d’avoir été dépendant des autres et cela indépendamnent de la compréhension qu’il y ait ou non dette, et des compétences ou des capacités pour l’honorer.

Les conflits interpersonnels les plus puissants sont liés à l’appréciation de l’équité du donner et recevoir. L’un pense ne pas recevoir alors l’autre se sent épuisé de trop donner sans reconnaissance. Chacun se sent lésé et attend les réparateurs de l’autre. Cette attente s’exprime par la distance ou au contraire par des demandes incessantes et la fusion.

Par exemple, la personnalité d’un parent peut constituer une source de difficultés. Ce parent ayant été privé de soins par ses propres parents tentera peut-être d’obtenir ailleurs ce qu’il n’a pas reçu. Il voudra recevoir, donnera peu et sera sensible aux efforts de ceux qui lui donnent. Ce se traduira des projections et des dénis.

Les parents qui n’ont pas reçu de soutien de la part de leurs propres parents vont se tourner vers leur enfant pour y puiser la sécurité et soigner leur blessure narcissique. L’enfant donne beaucoup mais cela est souvent insuffisant pour suturer les blessures anciennes et profondes des adultes et leur manque de réconciliation avec leur propre enfant.

Dans la parentification, l’enfant est envahi de culpabilité : culpabilité de mal faire, culpabilité de ne pas être à la hauteur, culpabilité de n’être pas le bon enfant. Cette culpabilité, associé à la honte, renforce l’esprit destructeur de la parentification.

L’enfant parentifié

L’adulte parentifiant peut apparaitre plus malade et souffrant que l’enfant parentifié, mais, en dépit des apparences, le fardeau le plus lourd est celui de l’enfant car c’est lui qui ne reçoit pas l’aide de l’autre, c’est lui qui est solidaire sans bénéficier de la solidarité de l’autre, c’est qui subit l’injustice, qui perd sa confiance d’enfant et perd aussi des possibilités de validation et définition de soi.

Maria fait le lien entre sa situation d’enfant parentifié, ses difficultés à s’intéresser aux garçons de son âge et sa préférence pour des hommes plus agés. Ce sont tous des amants potentiels de ma mère, dit-elle, mais comme c’est avec qu’ils ont des relations, je la protège d’être déloyale à mon père !

Certains enfats confrontés à des situations dramatiques donnent l’impression de ne pas être vulnérables et de s’en sortir relativement bien : ce sont des enfants dits résilients.

Une personne qui présente une aménésie à propos de son enfance, est souvent un ancien enfant parentifié fortement culpabilisé de parentifier ses propres enfants par la suite.

2 axes : relation codépendante – désinvestissement affectif

Le relation de codépendance : la devenue adulte apparait aux yeux de son partenaire comme un enfant toujours inquiet d’être abandonné, critiqué, blâmé ou comme un parent toujours prêt à exiger et blâmer. Cette attitude est basée sur une peur de l’abandon qui entraîne une relation autoritaire et fusionnelle où l’autre est accusé de ne pas donner.

Le désinvestisement affectif : la parentification peut entraîner un désinvestisement affectif comme si la personne épuisée d’avoir donné ou ayant trop donné n’a plus rien à donner. Elle se met à distance, refuse de s’impliquer dans des situations où donner est important pour soi et l’autre; elle apparait en proie à une dépression chronique pouvant se présenter sous des formes somatiques. En fait, cette attitude, toujours en rapport avec l’expérience de la non reconnaissance, conduit à la méfiance et à la baisse de l’estime de soi.

L’anxiété et les craintes parentales encouragent l’enfant dans un rôle de soignant. La famille donne l’impression d’être unie, mais dès que l’enfant ébauche un mouvement vers l’indépendance, souvent au début de l’adolescence, les craintes de perte et d’abandon sont réactivées,  entraînant sa mise en accusation. L’enfant se trouve coincé dans une loyauté à ne pas grandir.

Ces enfants finissent par croire qu’ils ne sont pas dignes de confiance et par intérioriser la méfiance comme organisateur des relations. Grandir sans avoir reçu de reconnaissance dans un univers où règnent l’abus et la méfiance est une profonde injustice.

Parentification et loyautés

Premièrement, ce que nous éprouvons est simplement ce que nous connaissons le mieux et que nous supposons être universel. Un homme qui a eu une mère dépressive apprend inconsiemment à associer féminité et dépression. De la même manière, une femme qui été maltraitée par son père dans l’enfance croit souvent qu’elle mérite cet abus. Si personne n’est condamné à reproduire le passé, il y a cependant de grands risques de la faire en l’absence d’aide.

Deuxièmement ce que nous répétons représente un effort pour maitriser nos expériences d’enfant. L’homme qui a eu une mère dépressive, s’est engagé à soigner, sans pouvoir, bien sûr, la guérir. Il peut croire qu’il y arrivera avec sa fiancée. La femme qui a un père abusif peut ressentir les même choses à propos de son ami abusif, si seulement je pouvais obtenir de cet homme violent qu’il m’aime ! Il s’agit d’une tentative de maitriser la situation quand, enfant, elle ne pouvait pas de protéger de son père.

Tiré du livre : l’enfant parent de ses parents Jean-François LE GOFF

Insatisfaction

Insatisfaction
Insatisfaction

L’insatisfaction est inhérente à l’existence humaine,  cette insatisfaction trouve son origine dans l’ignorance et le désir d’appropriation, propre à l’ego.

On peut supprimer l’insatisfaction de notre conscience un certain temps; on peut se distraire pendant des heures, mais éventuellement le sentiment d’insatisfaction revient toujours, et souvent lorsqu’on s’y attend le moins.

#insatisfaction : ce mot, arrivé dans un certain contexte, incompréhensible dans un premiers temps, il est devenu lumineux et m’a éclairé, j’ai alors compris qui nous étions.

Ce profond et douloureux sentiment trouve sa source dans l’enfance. S’il est coutume de dire qu’une telle insatisfaction est le résultat d’un manque d’amour ou d’une éducation peu valorisante,  elle tire sa force d’une enfance où tous les désirs de l’enfant étaient comblés par les parents avant même qu’il ait pu les formuler, un enfant gâté.

La plupart du temps, on s’accroche à notre condition de vie, aux possessions et au confort. « Berceau d’illusion »… On souffre de part cette contradiction entre ce ressenti d’insatisfaction, de tristesse, de colère et ces apparences faussement idylliques de ces conditions de vie !

Etre sage, c’est continuer à désirer ce qu’on possède.

Le bonheur se trouve en soi, pas à l’extérieur de soi. Vous pourriez avoir tous les biens du monde et continuer à être malheureux(se) et ce, tant que vous n’avez pas trouvé ce ressenti en vous.

Le bonheur nait également d’un accomplissement de soi. Pour cela, il faut lâcher les faux-semblants et devenir la  personne que l’on est vraiment, il faut oser dire et faire ce qu’il y a au fond de nous et arrêter de se cacher. Affronter ses peurs et sortir de sa zone de confort.

Sortir de l’insatisfaction c’est oser se mettre en chemin pour se réaliser et pour faire « ce pour quoi nous sommes fait ».

Cela fait peur, certes mais c’est le seul et unique chemin du bonheur.

C’est un chemin épanouissant, merveilleux et exaltant !