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Qu’est-ce que le bonheur ?

Le bonheur est un état de bien-être subjectif, pour être heureux, il est essentiel de prendre conscience de son bonheur. Bien sur, l’être humain a plus souvent conscience de son malheur que de son bonheur.

L’expérience montre que la prise de conscience de notre état de satisfaction contribue à accroitre notre bonheur. Nous savourons notre bien-être, ce qui renforce en nous le sentiment de plénitude : nous nous réjouissons, nous sommes heureux d’être heureux.

J’aime à penser que je suis un sportif de la vie, je m’entraine chaque jour à être heureux.

Aimer la vie que l’on mène

Le bonheur se trouve-t-il dans notre relation aux autres et aux objets extérieures, ou bien plutôt en nous, dans un état de paix intérieure qui ne saurait être troublé ?

Dans notre monde moderne, on recherche le maximum de plaisir éphémère et on évitera le plus possible ce qui est pénible ou douloureux, mon expérience m’a montré  que la façon dont nous traversons les épreuves de vie nous rend plus fort. Quant aux plaisirs éphémères comme boire un verre de trop, céder à une pulsion sexuelle, prendre de la drogue … produisent des effets négatifs que nous nous regrettons par la suite, donc c’est à nous de renforcer notre volonté pour résister.

Et le plaisir ?

Parce qu’il est fugace, parce qu’il a sans cesse besoin d’être nourri, parce qu’il est moralement indéfini, le plaisir ne peut être le seul guide d’une vie.

Le plaisir, n’est-ce pas l’amour, l’amitié, la connaissance de soi, la contemplation, la compassion ?

Le secret d’une vie heureuse ne réside pas dans la poursuite de tous les plaisirs de l’existence, pas plus que dans le fait d’y renoncer, mais dans la recherche du maximum de plaisir avec le maximum de raison pour accéder à une existence vertueuse.

Aux yeux d’Epicure, pour être heureux, il est impératif à la fois de renoncer à certains plaisirs et de limiter ceux qu’on s’autorise.

La nature est un plaisir oublié dans notre monde, lorsqu’on peut faire une promenade en forêt, se plonger dans la mer ou faire une randonnée en montagne en portant notre attention aux sensations et au plaisir, on se sent ressourcé.

Donner du sens à la vie

Etre heureux, c’est apprendre à choisir et assumer la responsabilité de ses choix.

L’évènement le plus douloureux de ma vie a été de faire un mauvais choix en accordant ma confiance aveuglément.

Pour construire sa vie, il faut lui assigner un but, une direction pour lui donner une signification sans que cela soit obligatoire d’atteindre ce but, le bonheur vient en cheminant.

C’est par le travail de la raison, l’exercice du discernement critique, la connaissance de soi que nous apprenons à fonder notre vie sur la vérité.

Puisse chaque instant de ma vie et de celle des autres être un instant de joie de paix intérieure, étendre son bonheur aux autres, quel bonheur, voulez-vous essayer ?

J’ai souvent fuit les moments d’inactivité qui me ramenait à moi-même, je m’oubliais dans une hyperactivité permanente avec des objectifs multiples, je comblais ainsi le vide de ma vie intérieure. Désormais, je ne crains plus la solitude, je suis heureux avec moi-même et mes proches.

L’art d’être soi-même

Jung appelle le processus d’individuation qui se réalise souvent entre 40 et 50 ans ou pas. Nous découvrons que nous ne sommes pas nous même, que nous cherchons à faire plaisir aux autres sans nous respecter, voulant donner une image idéale ou factice pour être aimé ou reconnu.

Désormais, je suis moi-même, j’ose dire non, j’affirme mes valeurs, je suis libre et encore plus créatif personnellement et professionnellement, j’accepte les critiques pour accéder à cette paix intérieure qu’il est si difficile de décrire, je la ressens dans l’observation de mon souffle, je suis dans l’être et plus dans le paraitre.

Le bonheur dépend à 50% de notre éducation et de nos gênes, de 10% de notre cadre de vie et des conditions extérieures puis de 40% de nos efforts personnels : on peut être plus ou moins heureux en modifiant la perception qu’on a de soi-même et de la vie, en modifiant son regard, ses pensées et ses croyances.

L’argent ne fait pas le bonheur, la poursuite incessante de l’enrichissement est néfaste. L’être humain aspire à ce qu’il n’a pas : une voiture plus rapide, une maison plus grande, séduire un homme marié, un nouveau téléphone, une nouvelle paire de chaussures. Le matraquage publicitaire et le spectacle de la richesse aiguisent notre appétit. Maintenant, c’est à chacun de réfléchir à ses propres besoins afin de ne pas sombrer dans l’insatisfaction.

De l’art d’être attentif et de rêver.

Plus nous sommes conscients de nos expériences positives, plus notre plaisir augmente et notre bien-être aussi.

Oui, mais comment mettre plus de conscience : en pratiquant la médiation, le yoga, le tai-chi, gi-gong, la lecture, les discussions philosophiques et profondes …

Dès que vous passez un bon moment : diner entre amis, belle journée de travail, week-end agréable, faire l’amour … Soyez attentif pendant ces moments et après, repensez à ces moments de bonheur.

Un moment négatif apparait, attraper cette pensée et résiliez en tirant tous les aspects positifs puis laissez cette pensée s’envoler, la prochaine fois, il suffira alors de la laisser filer comme un nuage. C’est une compétence que nous pouvons tous développer, ne vous en privez pas.

Pour développer cette compétence, il faut éviter la télévision, les jeux vidéos … comme devraient le faire les enfants hyper actifs. Trop de sollicitude inhibe la créativité et l’attention.

Nous sommes ce que nous pensons, il vous suffit de vous reprogrammer. Je voie la pluie tomber : suis-je triste parce que je ne peux pas bronzer ou bien je profite de cet instant pour observer et ressentir en lâchant prise, rien ne serre de raller, je ne peux maitriser la météo, la vie est un contraste impermanent. Mon amoureuse est partie, je ne pense qu’à elle en me déprimant ou bien j’apprends de cette belle expérience pour grandir personnellement ? On ne peut être que malheureux d’aimer quelqu’un qui ne nous aime pas.

La passion amoureuse, parce qu’elle est fondée sur le désir physique et, le plus souvent, sur une représentation idéalisée de l’autre, peut aussi rendre très malheureux. Il y a en effet quelque chose de pathologique dans la passion amoureuse : idéalisation du partenaire, jeux de séduction, jalousie, alternance de tristesse et d’euphorie, espoirs et désillusions … Bien des relations amoureuses commencent par un prologue de type passionnel, avant d’évoluer vers une connaissance approfondie de l’autre, une amitié doublée de complicité, en sorte que l’amour soit durable et heureux.

L’altruisme rend heureux car il diminue l’égocentrisme qui est une cause du malheur. Connaissez-vous une personne narcissique qui est altruiste ?

La contagion du bonheur

Le bonheur des gens dépend du bonheur des autres auxquels ils sont connectés, comme le stress, le bonheur se transmet. Pensez aux bonheurs des français quand la France a gagné la coupe du monde en 1998 : tout le monde était uni et heureux de vivre dans un tel pays.

Bonheur individuel et collectif

Chacun n’est plus préoccupé que par la quête de son plaisir immédiat, par sa réussite personnelle et par la défense de ses intérêts. L’égocentrisme, l’indifférence aux autres et au monde sont devenus, pour un certain nombre, la norme. Les médias l’ont bien compris : les magazines comme Voici ou Public,  les émissions de télé-réalité comme le Loft, les séries comme Plus belle la vie.

Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux, je ne veux pas devenir comme cela, j’ai compris que ce n’était pas le chemin du bonheur, bien au contraire, ce n’est que de la pollution qui vient s’ancrer dans notre inconscient pour nous éloigner de nos véritables besoins.

Que faire pour être heureux

Il faut trouver l’attitude juste, ne pas trop attendre,  ne pas trop espérer, agir dans le moment présent et laisser faire la vie car la nature est bien faite. Laisser exercer son attention sans effort; ne jamais affronter une situation en vue de la forcer; savoir agir et ne pas réagir. Espérer le bonheur et le poursuivre tout en étant souple, patient, sans attente démesurées, sans crispation, en constante ouverture de cœur et d’esprit. Soyez amoureux de la vie avec détachement.

Le moment présent et le Bouddhisme

Vivre le présent est l’un des principaux préceptes de la pratique stoïcienne qui enseigne à éviter toute fuite dans le passé, toute évasion dans le futur, à chasser toute crainte comme tout espoir, à se concentrer sur l’instant, accepter ses peurs, ses angoisses, ses colères avec bienveillance puis les laisser s’envoler.

La douleur est le lot commun de l’humanité, aucun, riche ou pauvre, ne pourra y échapper, comme la vieillesse et la mort. Quand la prise de conscience intervient, vous cessez de résister, vous lâchez prise et vous entrez dans le bonheur et la paix intérieure.

L’attachement est source de souffrance  : être trop attaché à ses parents, ne pas s’éloigner d’eux, dans une maison juste à côté d’eux. La vie d’un être humain est la progression de l’attachement au détachement : le chemin vers l’autonomie. Souvent, les parents offrent des cadeaux à leurs enfants : des vêtements, une maison, une voiture mais l’enfant veut de l’amour, de l’écoute, de la compréhension, l’enfant devient alors un enfant gâté et insatisfait, il est en manque d’affection et de véritables valeurs. En prendre conscience, c’est un pas vers la guérison et continuer son chemin de vie.

Rien n’est plus précieux que la vie, et pour être heureux, il suffit d’apprendre à aimer la vie et à en jouir avec justesse et souplesse. Il faut s’efforcer à ne pas râler et critiquer en ruminant ses soucis mais de se réjouir de tous les petits plaisirs de la vie.

Nous cherchons constamment notre bonheur en nous projetons dans le monde extérieur et matériel, alors qu’il peut être trouvé en nous, dans la satisfaction profonde que nous pouvons tirer des plaisirs simples de la vie qui ne coutent presque rien : une balade, le sourire d’un enfant, un regard bienveillant, un repas entre amis, le soleil, la pluie, les oiseaux qui chantent, lire un livre, écrire, écouter avec attention une personne, donner un euro à un mendiant, laissez passer une voiture, sentir l’odeur de la nature en effectuant UNE et UNE chose à la fois en pleine conscience avec ATTENTION.

Pour trouver le bonheur, il faut juste savoir regarder, c’est simple et tellement difficile à la fois.