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La richesse intérieure

Aujourd’hui, je voulais vous faire partager ma richesse …

Quand je sors de la maison de retraite en ayant partagé un Toblerone avec les résidents.

Je ressens cette richesse intérieure, une qualité d’écoute envers mon père sans jugement sans critique au cœur de l’instant présent avec une grande présence remplie d’amour.

Quel bonheur de donner sans espérer recevoir.

La réalité n’est pas la perception

Pour la majorité des gens, la réalité est ceci : dès qu’ils perçoivent une chose, ils la nomment, l’interprètent, la comparent à une autre, l´aiment, ne l’aiment pas, la qualifient de bonne ou de mauvaise par l’intermédiaire de l’ego. Ces gens sont prisonniers des formes-pensées, de la conscience des objets.

Je crois que j’ai fait partie de ces gens et vous ?

 Vous ne pouvez pas vous éveiller spirituellement à moins d´arrêter  d’attribuer compulsivement et inconsciemment des noms à tout, ou à tout le moins de devenir conscient que vous le faites et ainsi de pouvoir l’observer quand vous le faites. C’est grâce à cette constante attribution de noms que l´ego se maintient en tant que mental non conscientisé. Chaque fois que cette activité cesse, et même quand vous en devenez juste conscient, l’espace intérieur apparaît et le mental ne vous possède plus.

Les religions

Les religions se répartissent en deux groupes. L’un celui des religions monothéistes (le zoroastrisme, le judaïsme, le christianisme et l’islam), qui prône un Dieu unique, élabore la vision d’un au-delà nettement différencié, avec un paradis pour les justes, un enfer pour ceux qui ont fauté, une résurrection finale. L’autre, celui des religions karmiques (en Inde et en Extrême-Orient), fondées sur la croyance en un karma qui est un bilan des mérites et des démérites de chacun, envisage la vie comme une étape dans la roue des existences , faite de renaissances déterminées par le poids du karma, jusqu’au nirvana qui est l’absorption dans l’âme universelle. Elle se présentent toutes comme des religions éthiques, qui se construisent en référence au bien et au mal : elles sont la source de la vie morale.

L’exclusivité et la fidélité historique de chacune des religions est une source d’intolérance, elle a engendré, engendre et engendrera la violence au nom de Dieu.

Ma voie est la meilleure et est supérieure aux autres.

Chacun peut et doit établir une relation individuelle à la divinité ou une essence universelle, puisqu’il est convenu que chaque être est créé à l’image de Dieu (dans les monothéismes) ou est une parcelle de l’âme universelle (dans les religions karmiques). L’insistance se fait sur le perfectionnement de l’individu, à travers, soit la primauté de l’amour de Dieu et du prochain, soit l’annulation du désir et de la souffrance. Les épreuves sont considérées comme autant de marches dans l’accomplissement de cette expérience : un moyen de rédemption des pêchés ou d’un mauvais karma.

Les philosophes grecques ont cherchés également, à travers diverses écoles de sagesse, à élaborer une voie d’accomplissement individuel.

Face aux prêtres qui enseigne les dogmes et les rites du culte, le maitre choisit la voie de l’oralité, du contact, et, en même temps que la doctrine, il transmet le savoir-faire pour accéder au salut personnel, à travers une ascèse, une rigueur de vie, un mode d’emploi qui transforme l’existence de l’élève assoiffé de salut. A la ritualité, il oppose l’introspection. Au dogme, l’expérience. Aux édifices intellectuels, l’ouverture du cœur.

Sagesses chinoises

Pour la majorité des chinois, les trois doctrines (taoïsme, confucianisme et bouddhisme) sont complémentaires.

Autrefois je passais des jours entiers sans manger et des nuits entières sans dormir, afin de me livrer à la méditation. J’en ai retirer peu de fruit, il vaut mieux étudier. Confucius.

En effet, la vie est un équilibre, c’est la voie du milieu entre le travail, l’amour et l’individualisation.

C’est à travers l’étude des anciens et la découverte de la sagesse que l’homme accède à la connaissance, gage de la vertu d’humanité et par là même de l’harmonisation sociale.

Hindouisme

L’hindouisme est une religion sans fondateur, il a pour forme le bhakti, un mot forgé à partir de la racine sanskrit bhaj qui signifie tout à la fois donner et recevoir, partager et jouir, servir et adorer. La bhakti est à la dévotion à un dieu personnel dans lequel le dévot, le bhakta, voit un dieu suprême, bien que non exclusif.

La femme se doit de renaitre en homme, son dharma lui impose de consacrer toute sa dévotion à son époux et à ses enfants. La femme reste en effet entachée d’une impureté originelle qui s’exprime chaque mois dans ses menstruations

A notre époque, la femme en Inde est loin d’être l’égale de l’homme.

Le Bouddhisme.

Bouddha : une quête éperdue de spiritualité

La naissance est souffrance, la mort est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance, ne pas savoir ce que l’on désire est souffrance, les cinq agrégats de l’attachement sont souffrance.

La cause de la souffrance est l’avidité, la recherche de jouissance, la soif des plaisirs des sens, la soif même de la non existence, la négation du lien entre l’acte et ses conséquences. Le renoncement à ses désirs permet de s’en détacher et de s’en libérer.

Accéder au nirvana c’est la compréhension juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, le moyen d’existence juste, l’effort juste, l’attention juste et la concentration juste.

L’esprit Zen, qui prône la concentration sur chaque activité du quotidien (pleine conscience) dans le même état d’esprit qu’en méditation, a profondément influencé la culture japonaise à travers la cérémonie du thé, de l’art floral ikebana, et à travers tout art de vivre dont l’extrême dépouillement exprime l’éveil de l’esprit à sa nature d’origine, le vide.

Le bouddhisme fondé sur des techniques méditatives très complexes, dans lesquelles interviennent des visualisations de déités présentées comme des projection de l’esprit, le bouddhisme tibétain à la particularité de se vouloir une voie de réalisation en un corps et une vie, c’est à dire qu’il offre la possibilité à tous les pratiquants d’atteindre ce qu’il appelle la pleine réalisation spirituelle, au delà du nirvana.

Une religion vide qui représente la négation de Dieu pour les religions monothéistes, une philosophie nihiliste par excellence.

Sa dimension plutôt individuel, non dogmatique, en un sens très moderne, joue un rôle de resocialisation sur le plan religieux. L’absence d’un Dieu créateur, impuissant, en fait aussi une voie philosophique qui permet de réintroduire dans la pensée la question du sens de la vie qui avait été délaissé.

Sagesse grecque

Elle cherche à fonder sur une connaissance plutôt que sur une croyance, sur la raison plutôt que sur les mythes, sur l’observation plutôt que sur le recours à la tradition.

Pour connaitre l’univers, l’homme doit commencer par le plus accessible, c’est a dire se connaitre lui-même, il faut s’étudier soi-même et tout apprendre de soi-même.

Elle se concentre sur l’homme et la morale, affirme la transcendance des valeurs et fonde la sagesse sur un divin envers lequel il affirme sa foi.

Un homme éclairé, un homme qui applique le célèbre « connais-toi toi même », ne peut choisir le mal.

Le bonheur épicurien, un peu à la manière de la philosophie du Bouddha, est l’éloignement de tout ce qui peut être cause de souffrance, à commencer par les désirs et les passions.

Zoroastrisme

Entre le IX et le VII avant notre ère nait le Zoroastre, le prophète du Dieu unique. L’élément fondamental et inédit que Zoroastre met en avant, c’est la notion de liberté de l’individu : chacun, affirme-t-il, peut et choisir entre le bien et le mal, et chacun est pleinement libre dans ce choix qui concerne non seulement la croyance mais aussi l’éthique et la morale dans la vie quotidienne.

Le salut ne peut s’acquérir ni par le pouvoir ni par l’argent : rois et paysans sont égaux devant la mort. Et c’est de son vivant que chacun doit œuvrer pour son salut individuel.

Chacun est libre de choisir entre le bien et le mal.

Judaïsme

Le judaïsme est l’une des plus anciennes traditions religieuses du monothéisme exclusif. Les valeurs et l’histoire du peuple juif sont à la source des deux autres religions abrahamiques, le christianisme et l’islam. Il n’est toutefois pas à la base du zoroastrisme.

Christianisme

Jésus prêche l’amour et la non-violence, ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse à toi-même.

Comme le Bouddha, come le Zoroastre, Jésus renouvelle les enseignements de ceux qui l’ont précédé et met en valeur le principal précepte de la loi, à la fois très simple et très ardu, se résumant dans l’amour de Dieu et dans celui de ton prochain, même les miséreux, les exclus, les ennemis.

L’Islam

Mohamed se veut à la fois chef religieux, politique, juridique et militaire de l’état musulman.

L’islam est une religion abrahamique s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu (l’adoration du Dieu unique sans lui attribuer aucun associé) et prenant sa source dans le Coran, considéré comme le recueil de la parole de Dieu.

Evolutions de la religion

La religion nous a arraché progressivement à la nature.

La domination dont il est question dans la Bible n’est pas éloigné de la conception des philosophes grecs : L’homme est l’être le plus complexe, le plus achevé, et toute la nature est faire pour lui, pour son usage.

Dominer ne signifie pas nécessairement tyranniser, piller ou exploiter.

L’homme contemporain recherche à éprouver le sacré, ce qui est une manière de quitter le mental pour retrouver la nature. Le succès des spiritualités orientales, qui insistent sur le caractère indéterminé du divin (vacuité bouddhiste, Brahman hindou), mais aussi le succès de la kabbale juive et le fort regain d’intérêt pour les mystiques chrétiens (Maitre Eckart ou Jean de la croix) ou musulmans (Ibn Arabi ou Rumi) qui insistent le plus sur le caractère inconnaissable de Dieu, sont autant de signes d’une évolution significative.

La multiplication  des écoles d’oraison destinés au laïcs et le développement des retraites dans les monastères  sont autant de signes de ce besoin, ressenti par de nombreux chrétiens, d’intériorisation du divin. De même constate-t-on dans l’islam un succès des confréries soufies, comme celle en France du Cheick Bentunès qui montre l’attrait pour un accompagnement religieuse.

Ce ne sont pas seulement les convertis ou les proches du bouddhisme qui apprennent à méditer, mais de nombreux juifs ou chrétiens qui cherchent, par cette technique orientale, à apprendre le silence intérieur favorisant l’attention à la présence divine.

Ce qui compte dès lors pour chaque individu, c’est d’identifier sa légende personnelle et de tout faire pour la mettre en œuvre, quels que soit les réticences intérieures ou les obstacles extérieurs. Une fois engagé dans cette quête, qui s’apparente à la recherche d’un trésor caché (une petite pensée pour Jung, ses rêves et l’individualisation), les obstacles s’évanouiront car l’univers conspire pour que chaque être humain puisse réaliser sa légende personnelle.

Que vous soyez religieux ou pas, je vous souhaite de découvrir votre précieux trésor intérieur : méditation, introspection, individualisation, expérience, pleine conscience (une chose à la fois), quitter le mental et retrouver la nature.