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Le rôle du père

Le père montre la différence pour que la mère puisse mettre la distance. Le père a un rôle essentiel dans le développement de l’enfant. Il met un cadre, des règles pour que la famille puisse vivre dans l’harmonie, la paix et le respect de chacun, de son territoire, de sa place.

Je vous invite à regarder de plus près avec compassion l’histoire de certaines célébrités comme : Marylin Monroe, Dalida, Amy Winehouse. Dans le film documentaire, Amy parle d’une de ses chansons où elle exprimait son regret que son père et son homme ne lui aient pas dit NON, j’ai alors compris bien des comportements dans ma vie d’enfance et ma vie amoureuse.

Le père apprend la liberté, la solitude, l’exigence. Il demande à l’enfant d’évoluer, de grandir, donc de passer du monde sécurisant au monde des épreuves. Le père est le guide, le tuteur de l’enfant.

Le manque du père absent physiquement ou absent de son rôle de père (pour nous aider à nous séparer de notre mère) amène les conséquences suivantes :

Pour le garçon :

  • Virilité fragile.
  • Peur de la relation intime avec une femme, peur d’aimer.
  • Non identification au père ; ne connaît pas le rôle de père.

Pour la fille :

  • Jamais aucun homme ne voudra de moi !
  • Dévalorisation de la féminité.
  • Idéalisation de l’homme.
  • Femme amazone ou séductrice.
  • Inhibition de la créativité et de la sexualité.

Pour les deux :

Non affirmation de soi ou affirmation excessive, agressive ou manipulatrice.

La peur du père :

Que l’on soit fille ou garçon, l’éducation dans notre culture et bien d’autres nous a souvent amenés à craindre notre père. Beaucoup de mamans utilisent souvent l’argument : “Tu vas voir ton père quand il va rentrer !”. Je ne parle pas ici de la brutalité et des colères que beaucoup ont subies. Que la crainte du père soit fondée ou non, les conséquences sont désastreuses. La vraie autorité ne s’appuie pas sur la peur, mais sur la tendresse.

Sinon, toute notre vie devient construite autour de la peur du père ou de tout ce qui représente une autorité : l’administration en général, la police, notre patron (homme ou femme), nos enseignants, la justice, les impôts, les prêtres et tout rapport de domination dans le couple.

Je prends conscience maintenant de la peur de mon père et de toutes les conséquences.

Le sens spirituel du rôle du père et de la mère :

Au début, le petit être, constitué d’une cellule de maman et d’une cellule de papa, d’un commun accord, est confié à maman ; pour que, dans son ventre au chaud, plein d’amour, de tendresse, de nourriture, de protection, il prenne forme. Puis après, en dehors du ventre de maman, cette présence, cette chaleur, cette nourriture, cette protection maternelle continuent et ensuite, progressivement, vient le rôle du père. Il va prendre le relais et amener l’enfant, qu’il soit fille ou garçon, par la connaissance, le jeu et l’épreuve, à s’armer pour sa vie d’adulte. Il le guide afin qu’il trouve sa force, sa créativité et son autonomie.

Mais tout cela est comme le Yin et le Yang (la partie féminine et la partie masculine dans chaque être humain). Il y a toujours un petit peu de Yang dans le Yin et un petit peu de Yin dans le Yang.

Par conséquent, dans le ventre de sa maman, l’enfant a besoin de sentir la présence de son père, là, comme témoin, en attente de son rôle, accompagnant avec tendresse la maman dans son travail. Puis, quand vient le tour du rôle de papa, la maman reste toujours là mais, elle aussi, surtout comme témoin, comme refuge, en lui parlant de ses ressentis, ses expériences à elle et en laissant en toute confiance le père faire son travail de père, c’est-à-dire couper le cordon, la séparer définitivement de son enfant et retrouver plus tard leur quiétude de couple, seuls, sans enfant, en savourant le bonheur du travail accompli, de la mission qui leur a été confiée par Dieu, par l’univers, rien de moins, rien de plus.

Cela n’empêche pas, bien sûr, de conserver avec ses enfants des relations amicales, mais où le lien affectif, la dépendance, la soumission et la domination ont disparus.

Ce qui est terrible, c’est la mère qui veut garder le contrôle sur son fils ou sa fille, et le père qui veut adapter le monde suivant les désirs de sa propre mère ou de sa propre culture.

Le NON du père

C’est ce NON qui donne la limite à mon pouvoir, c’est grâce à ce NON que je peux véritablement me construire en accord avec mon chemin de vie, ma mission de vie.

Sinon je reste dans l’illusion du petit enfant qui veut tout, qui peut tout, autrement dit, je me prends pour Dieu. Et comme la vie me ramène à la réalité, à ma réalité que je refuse, alors je souffre terriblement ou, autre solution, je me coupe intérieurement, je rentre dans une indifférence artificielle pour ne pas souffrir.

Ce NON du père me permet de me positionner face à l’autorité, à accepter mais aussi à refuser, à me battre pour ce que je crois indispensable. Le NON du père me permet de sortir l’utopie de mon corps. Mes illusions infantiles s’écroulent, ce n’est plus moi qui doit changer le monde, c’est Dieu. Moi je ne fais plus qu’à mon niveau, que dans ma mission de vie, ce qui est à ma portée, dans le bonheur, le courage et la paix. Je laisse à Dieu, le père, le soin de structurer l’évolution du monde et j’ai confiance en ce père céleste.

Voilà la grande utilité du NON du père, dans la mesure où l’amour et la justesse le guide, ce qui est rarement le cas. C’est souvent un NON culturel, appris et non guidé par la source, par la vérité profonde, que seul un homme masculin, complètement libre de toute influence féminine ou culturelle, peut ressentir et laisser sortir par sa bouche.

Dire non, c’est se respecter et se faire respecter.