Idéaliser l’amour

Idéaliser l'amour
Idéaliser l’amour

Idéaliser l’amour serait une vision qui nuirait au couple, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale the Journal of Experimental Social Psychology.

Les personnes qui croient à l’amour fusionnel ont plus de difficultés à faire perdurer leur couple que ceux qui ont une vision moins romantique de la vie à deux.

En effet, les chercheurs de l’Université de Toronto et de Californie du Sud ont analysé les ressentis de plusieurs volontaires installés dans une relation à long terme pour comprendre l’impact de la vision amoureuse et l’avenir du couple. Ils ont soumis les participants à des questionnaires précis sur leur vision de l’amour, leur bien-être et l’avenir de leur couple.

L’amour fusionnel n’est pas bon pour le couple

Couple fusionnel ou couple complémentaire…. Les différentes interprétations de la relation amoureuse jouent un rôle déterminant pour la satisfaction des individus formant le couple.

Les résultats de l’étude révèlent qu’imaginer l’autre comme un alter ego, comme sa moitié ou son âme sœur empêche de savoir gérer les conflits du couple, car ils semblent improbables et génèrent finalement des frustrations et une certaine tristesse. Les conflits ne sont pas compris comme des expériences positives et constructives pour le couple mais comme un affront à la fusion.

En effet l’amour fusionnel est issu de l’inconscient, il est issu de l’image parentale et de l’inconscient collectif. Quand vous fusionnez, vous êtes moins conscient et donc moins lucide, vous fonctionnez comme un robot selon votre histoire, les conflits sont plus difficiles à gérer mais que la fusion est agréable et douloureuse.

« Penser que vous et votre partenaire êtes faits pour l’autre peut nuire à votre relation », affirment les chercheurs. En revanche, penser que l’amour est un long voyage et que le couple se construit rend les gens plus sereins et la relation plus durable.

Les risques du « trop beau »

En enjolivant le réel, l’idéalisation nous sauve de la banalité. Mais elle nous expose aussi à la déception, la frustration, voire la dépression. Jusqu’où ne pas idéaliser « trop » ? Le point à travers trois domaines sur lesquels nous misons beaucoup.

«Si nous n’étions pas capables de surestimer notre métier, notre partenaire, notre progéniture, alors tout ce qui fait notre vie serait interchangeable et sans saveur. Il n’y aurait pas d’amour, pas de passion ! ».

Il faut distinguer « l’idéalisation saine, motivée par le désir, de l’idéalisation pathologique, motivée par le besoin vital ».

Explication : il est bien normal et plutôt réjouissant de trouver plus de qualités qu’il en a vraiment à l’homme que nous aimons, de valoriser nos amis, nos centres d’intérêt. L’idéalisation saine se porte ainsi vers plusieurs personnes, plusieurs domaines. Et si l’un déçoit, nous souffrons, nous avons des deuils à faire, mais nous cicatrisons. « Ce qui est plus problématique, c’est d’idéaliser excessivement un objet qui nous sert de prothèse narcissique : sans lui, nous ne nous sentons pas exister. Il doit nous prouver notre valeur, nous réparer, apporter un remède à tous nos maux. Qu’il se dérobe à cette mission, et notre identité s’en trouve pulvérisée. »

L’idéalisation pathologique est une tendance chez ceux qui ont été carencés affectivement dans leur petite enfance. Leur idéal – engagement politique, plastique parfaite… –, doit les combler comme ils ne l’ont jamais été. Une demande impossible à satisfaire, puisqu’elle s’adresse aux figures nourricières qui ont fait défaut. Dans des proportions variables, il nous arrive à tous de mettre la barre un peu trop haut. Ou au mauvais endroit. Et lorsque nos espérances déçues nous font souffrir, il n’est qu’une seule issue : réviser ses attentes. Les domaines de notre vie qui demandent le plus de vigilance : notre travail, notre couple et nos enfants. Normal… c’est souvent là que nous avons mis tous nos rêves.

Le travail idéal : l’envisager comme un horizon, pas comme une nécessité immédiate

Aux sources de l’idéalisation Le travail représente toujours plus qu’un simple gagne-pain. Nous en attendons un épanouissement personnel, sans toujours savoir quel métier nous procurera ce plaisir. Chaque époque véhicule sa représentation du travail idéal : golden boy, chanteur, médecin humanitaire…

« De près ou de loin, il est toujours question d’argent, de pouvoir ou de visibilité médiatique». A ces critères, valorisés par le corps social, s’ajoutent ceux que nous transmet notre famille. « Dans certaines lignées, on est ingénieur de père en fils. Choisir un autre métier, c’est un peu renier les siens. Mais même lorsqu’on a le sentiment d’avoir pu choisir sa voie, on s’aperçoit souvent en grattant qu’il s’agit de la vocation contrariée d’un parent ou d’un grand-parent. »

Quand elle nous fait souffrir Que nous soyons le réceptacle des idéaux de notre milieu, c’est inévitable. Ce dont il faut se méfier, « c’est d’une idéalisation du travail qui serait une manière de se voiler la face sur d’autres enjeux. Par exemple, pour ne pas décevoir ses parents, on se persuade d’aimer une activité qui manifestement ne nous convient pas. Ou alors, on se dévoue entièrement à sa tâche pour ne pas se confronter à une vie affective qui déçoit. L’équilibre d’une vie, c’est aimer bien et travailler bien . A lui seul, le travail ne peut suffire à notre bonheur. Et l’on souffre immanquablement d’en attendre trop de gratifications.

Réviser ses attentes Pas question pour autant de se contenter de peu. L’idée est plutôt de redéfinir son idéal. A chacun de trouver, pour lui-même, ce qui définit un emploi réellement satisfaisant : travailler avec ses mains plutôt qu’avec sa tête, avoir de la liberté plutôt que du pouvoir… « A partir de là, la meilleure façon de composer avec son idéal, c’est de le concevoir non pas comme une exigence pour maintenant, mais comme un horizon dont on essaiera sa vie durant de s’approcher. »

Le partenaire idéal : en faire un compagnon plutôt qu’une créature mythologique

Aux sources de l’idéalisation Ah, l’amour ! La passion, le prince charmant… S’il est un domaine où l’idéalisation bat son plein, c’est bien celui-là. Au tout début de notre vie amoureuse, « nous fonctionnons en général avec des représentations de l’homme (ou de la femme) idéal et de la relation calquées sur le couple parental ». Plus tard, après quelques échecs, « nous prenons le meilleur de chacune de nos histoires pour constituer une image de perfection inatteignable ». Plus surprenant, l’idéalisation de leur couple peut offrir un moyen, pour les partenaires, de ne pas se remettre en question : « Puisqu’il est de plus en plus admis aujourd’hui que la relation amoureuse est difficile, qu’il faut y travailler, alors on se réfugie dans l’amour symbiotique : si tout va merveilleusement bien, il n’y a rien à travailler… »

Quand elle nous fait souffrir Figé dans la belle image qu’il redoute d’abîmer, le couple symbiotique finit par étouffer de ne pas évoluer. Pendant ce temps-là, parce que notre partenaire réel n’est pas cette créature hybride recomposée à partir de notre panthéon personnel, nous lui reprochons de n’être que lui-même. « Mais ces reproches sont généralement reportés sur des broutilles, quelque chose qu’il a mal fait. Dans d’autres couples, on se trouve un bouc émissaire : si rien ne va, c’est à cause de son travail. »

Réviser ses attentes Ici encore, l’issue est de remplacer son idéal par un autre. Et plus précisément, de remplacer une idéalisation qui étouffe par une idéalisation qui, au contraire, magnifie la relation.

Le moi, ou plutôt l’idéal du moi se construit par rapport à un modèle auquel on va tâcher de se conformer. En général ce sont aux parents ou instances parentales qu’on veut ressembler et imiter car ce sont nos premiers objets d’amour. Un enfant cherche à s’identifier et à idéaliser ses parents mais aussi les personnes de son entourage. Ceci s’explique par ses besoins physiologiques et psychologiques qui dépendent de ces personnes idéalisées.

Cette idéalisation est nécessaire à l’élaboration de la personnalité de l’enfant et consécutivement de l’adulte mais son excès est susceptible d’engendrer une névrose. On peut remarquer que de nombreuses personnes restent fixées sur l’amour parental et ne peuvent s’attacher qu’à des personnes qui ont des traits de caractère ou physique similaires à un de leur parent.

L’idéalisation fondatrice de la relation

Au début d’une relation amoureuse, à l’image de la relation d’amour parentale, l’idéalisation est prégnante car nous avons besoin d’idéalisation, d’admiration pour s’attacher à l’autre et l’aimer.

L’idéalisation est motivée par le désir et le désir est total lorsqu’on tombe amoureux, l’idéalisation l’accompagne naturellement. On est également dans la fusion-passion car elle est nécessaire pour apprendre à connaître l’autre, le découvrir, et le processus d’idéalisation incite à cette osmose puisqu’on l’autre nous comble totalement.

Cette phase d’idéalisation-fusion-passion dure de quelques mois à quelques années, selon les individus, leurs histoires et leurs modes de vie.

Advient ensuite une phase un peu plus réaliste, celle où l’on ne voit plus l’autre avec un filtre rose mais en noir et blanc avec ses qualités et ses défauts. C’est la phase de l’ambivalence, les sentiments sont plus nuancés, plus justes, plus proches de la réalité. C’est à partir de ce moment qu’une crise de couple peut surgir. Certaines personnes n’arrivent pas à surmonter cette étape et préfèrent passer de passion en passion.

D’autres parviennent à accepter de voir la personne telle qu’elle est et décident de construire et de s’aimer malgré tout.

Bien sûr il est fondamental qu’une part d’idéalisation et d’admiration soit toujours présente au sein du couple et porter davantage attention aux qualités qu’aux défauts de l’autre permet une relation à deux bien plus belle, riche, constructive et pérenne.

L’idéalisation jusqu’où ?

L’idéalisation est saine lorsqu’elle relève davantage du désir que du besoin. L’idéalisation pathologique est corrélée au besoin. L’objet idéalisé est là pour combler nos manques, résorber nos failles. Elle devient un besoin lorsque la personne n’est pas capable de compter sur elle seule pour s’aimer. L’idéaliste pense ne pas pouvoir vivre sans l’objet idéalisé. S’il advient que cet objet ne remplisse plus son rôle, l’idéaliste se sent brisé.

Les personnes les plus sujettes à souffrir d’idéalisation pathologique sont celles qui ont ressenties une carence affective dans leur petite enfance. L’individu attend de l’objet idéalisé qu’il le comble comme ses parents auraient dû le faire pour lui. Ne se sentant pas aimable il a du mal à s’aimer et va donc toujours chercher approbation et amour chez autrui. Lorsqu’une personne a tendance à être trop dépendante et a des attentes déplacées envers son/sa partenaire il est important de faire un travail sur soi afin de ne pas sacrifier sa relation amoureuse. N’oubliez pas que l’on est bien en couple qu’en étant d’abord bien avec soi-même.

 

8 réflexions sur « Idéaliser l’amour »

  1. Des études scientifiques…
    Chaque couple à son fonctionnement tout simplement!
    Avec mon mari, nous avons une relation fusionnelle, une relation qui a surpris notre entourage, parfois choqué même! Beaucoup ne supportent pas l’idée que nous fassions tout ensemble, que nous détestions être séparés l’un de l’autre.
    Nous connaissons des couples qui, pour des raisons professionnelles, se voient très peu, sortent chacun de leur côté, c’est leur fonctionnement et leurs choix et nous respectons leur bonheur.
    Rien de me destinait à vivre une relation si intense, j’avais déjà vécu en couple avec un homme et nous avons eu un enfant. Lorsque mon compagnon est décédé alors que notre fils n’avait que 6 ans, je ne pensais pas avoir un jour la chance de reconstruire.
    J’ai tout entendu à l’époque: « tu ne devrais pas t’engager à nouveau »,  » c’est pas sain votre relation fusionnelle », « pourquoi tu ne sors pas sans lui? » et j’en passe.
    La vérité c’est que dans un monde où il est de indispensable d’avoir des amis, une vie sociale épanouie, on finit par se perdre.
    Les amis ont tous disparu quand j’ai dû reprendre le quotidien avec mon fils parce qu’au quotidien j’étais seule à gérer…Et puis il est arrivé dans nos vies…Depuis nous sommes inséparables…Nous attachons une très grande importance à notre vie de couple et à notre vie de famille. C’est notre priorité et notre équilibre.
    Ce qui est bon pour nous ne l’est pas forcément pour un autre couple.
    Alors les études pseudo – scientifiques…

  2. Les études scientifiques ne sont qu’une source de réflexion. Vous avez trouvé la bonne personne au bon moment, ensemble vous profitez de la vie, c’est génial !
    Le jugement n’apporte rien mais nous sommes nombreux à juger.

  3. Bonjour,

    Je viens voir votre blog et souhaite vous faire part justement de ma dernière expérience d’idéalisation qui en l’espace de quelques jours ma démoli.

    Je souhaite faire partager ma dernière rupture datant de 3 semaines alors que la relation a été trés courte et me faisant plus de dégats que toutes celles déjà vécues.
    Je vais être obligé de rentrer dans des détails car ils restent importants. désolé et bon courage pour la lecture :

    Je suis un homme de 48 ans. Je tiens à préciser que je ne suis ni un dragueur, ni un fumiste.

    il y a de cela 5 mois, au mois d’avril donc, une femme de 38 de mon entreprise travaillant par contre de l’autre coté de la france, commençait à dialoguer avec moi, non pas de façon ouverte, mais avait toujours une petite attention.

    nous avions déjà eu des entretiens téléphoniques ensemble et nous avions une personnalité similaire, assez dynamique, positifs, enjoués etc….

    Au fur et à mesure des jours, nous avions des petites attentions et cela égayait toujours nos journées.

    Fin avril je recevais sur Facebook une invitation la concernant. J’ai hésité au début, mais me suis rassuré en disant que ce n’était qu’amical.

    Il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle m’avoue avoir totalement craqué pour moi. Que ce n’était pas son genre car ayant eu des aventures parfois longues, c’est une personne sincère et intègre.
    Mon premier sentiment est d’être flatté mais aussi prudent, car je me demande comment on peut tomber amoureux de quelqu’un à distance et simplement sur des photos facebook qu’elle me confirme regarder tous les jours depuis des mois.

    Au début, je freine un peu les ardeurs en précisant qu’elle ne me connait pas. Nous convenons donc d’un RDV le temps d’un week end le 05/06, nos échanges prenant de l’empleur depuis fin avril.

    Le week end : MAGNIFIQUE ! en tous points. Une osmos totale. Aussi bien sur nos impressions que sur nos relations sexuelles ! un pure moment de bonheur.
    Nous nous quittons avec cette impression de nous être trouvé.

    A partir de là, pas un seul jour ne passe sans que nous échangions par sms, facebook, rami, et au travail aussi, ainsi qu’au téléphone bien sur.
    inséparables, essentiels….une drogue.

    Nos sentiments augmentent en puissance et elle me parle de choses qui me font un peu ralentir : se faire tatouer mes initiales, elle m’envoie des photos de bagues, veut m’acheter une batterie car elle savait que je voulais en refaire de nouveau.
    J’essaie de lui faire reprendre raison en disant que le virtuel n’est pas le réel.
    Elle me confirme qu’elle a eu assez d’expérience pour savoir ce qu’elle est entrain de ressentir et vivre.
    Elle vient de découvrir le grand amour, le vrai amour, celui qu’elle ne pensait jamais avoir.
    Je me laisse embarquer je l’avoue.
    Elle me dit qu’elle veut demander sa mutation pour venir me rejoindre.
    connaissant ses attaches familiales, je lui dis que je préfère le faire moi, n’ayant aucune attache.
    Je donne ma mutation pris dans cette spirale de folie.

    elle décide de m’inviter chez elle à partir du 15/07 pour une durée de 2 semaines avec un week end au bord de mer inclus.

    Jusqu’au 15/07 inclus avant d’entrer dans l’avion, toujours en contact avec elle. J’atterris à 21h30. Elle est là ! tout va bien, je me sens bien, elle aussi.

    Nous arrivons chez elle, trés trés petit appartement, il fait chaud, elle fume (pas moi) , nous passons la soirée ensemble, tout se passe bien.
    Le lendemain, nous restons dans l’appartement, mais du fait de la proximité peut être, les volets étant souvent fermés (sinon le chat essaie de s’enfuir) je ne me sens pas trop dans mon assiette mais je sais que le lendemain nous partirons pour le bord de mer.

    Pendant le week end au bord de mer, c’était bien mais je ne sais pas ce qui se passait, je n’arrivais pas à avoir de conversation avec elle. une sorte de blocage comme si nous nous étions déjà tout dit tellement nos échanges depuis ces mois étaient intenses.
    Mais le week end se passe tout de même trés bien malgré tout.

    La veille du retour, elle apprend une mauvaise nouvelle venant de son frère, un gars à problèmes. Elle est tracassée je le sens.

    Nous rentrons.

    Moins de rapprochement le soir, plus du tout le lendemain, je sors pour acheter des cigarettes pour elle car il me faut de l’air.

    Le mercredi 22/07, elle me dit en fin de matinée, sortir pour aller acheter des cigarettes.
    Je reçois 30 minutes après un SMS : Je n’ai plus la flamme. Désolée.

    A ce moment, le sol se dérobe sous mes pieds.
    Elle connait ma personnalité et savait que je prendrais mes affaires et rentrerais par le premier train. Ce que j’ai fait.
    Le plus dingue c’est qu’avant d’aller à la gare, je l’appelle pour simplement lui demander quel tram je dois prendre. Elle me répond froidement et ne cherche même pas à me retenir ou au moins me demander de l’attendre. Rien.

    Je passe le voyage en train anéanti, dévasté. Je lui envoie des sms parfois un peu furieux, car désarçonné, mais pas de réponse.

    elle me contact en fin de voyage me confirmant ne plus avoir eu de batterie.
    elle me dit que c’est fini, qu’elle m’a peut être trop aimé.

    C’est du délire. Alors que c’est moi qui essayait de freiner.

    Bref, pendant les quelques jours qui suivent nous dialoguons encore un peu pour comprendre le fond du problème mais je n’ai jamais de vrai réponse.
    De plus dans mon départ précipité, j’avais oublié des affaires, quelle me dit me renvoyer.

    La semaine qui suit, n’ayant aucune nouvelle du colis que je devais recevoir, je lui envoie un message le lundi soir. Elle me répond me le donner dés qu’elle sera chez elle.
    Mardi aucun retour. Je lui envoie un message en lui disant que je suis inquiet ayant besoin de ces affaires, pour une fête prévue le week end.
    Mercredi toujours rien. La je suis vraiment inquiet mais plus pour mes affaires mais pour elle (c’est un comble mais je suis ainsi).

    Finalement le jeudi, elle me dit que son portable ayant rendu l’âme. Elle me communique le numéro de colis.

    le vendredi, elle m’envoie en fin de matinée un message me demandant si j’ai reçu le colis. C’est sur facebook. On voit toujours quand ce message a été vu.
    A ce moment, j’avais une journée chargée. j’ai vu le message avec toutes les émotions vécues en peu de temps, tous mes rdv, je n’ai pas répondu.

    Le samedi, je suis allé faire du sport, j’étais bien, reposé. Je suis allé à la fête. Comment vous dire : j’étais au bon endroit au bon moment avec les bonnes personnes. Génial super soirée.
    Vers 23h30 je reçois un message facebook : elle bloque mes communications, ne voulant pas lui répondre.

    Betement, j’essaie de la contacter pensant, gros naif que je suis que c’est peut petre un signe.
    Aucune réponse. Rien.

    Ce n’est que le dimanche matin, ou je reçois un sms me disant, qu’elle s’était assoupie, qu’elle avait mal perçu la situation. Je lui demande comment elle fonctionne, car moi la première chose qui m’était venu à l’esprit lors de son silence de 3 jours c’était d’être inquiet pour elle mais elle pas du tout. il aurait pu m’arriver quoique ce soit, elle cloture tout.

    Bref, elle s’excuse. Le dimanche je profite de cette magnifique journée pour faire le point. Je lui envoie le soir un message disant que j’ai été ridicule de réagir ainsi, que ce n’est pas moi, et que voyant la situation, je préfère me reconstruire en bloquant tout ses accès. Je souhaite qu’elle ne me réponde plus et qu’elle coupe tous les contacts.

    Pour moi tout est bon, j’ai mal, je suis meurtri, blessé mais je gère.

    Le lendemain matin, je reçois un sms ou elle me dit que l’une des raisons pour laquelle elle a aussi rompu est qu’elle aurait eu du mal à choisir entre son frère qui a des problèmes et moi, pensant que je lui aurais demandé de ne plus s’occuper de lui.
    elle me dit que je suis quelqu’un de bien, que je mérite de trouver l’amour blablablabala.

    Le soir même je me lache et lui envoie tout ce que je ressens et ce que j’ai sur le coeur. Je lui dis que ça ne sert à rien de répondre car je bloque tout.
    Je vois le lendemain qu’elle a essayé d’envoyer un mail mais il est parti en spam et je l’ai supprimé sans le lire.

    Arrivant au travail, je lui signale ne rien avoir lu et que c’est supprimé.
    elle me répond : rassures toi je ne t’embêterais pas trop longtemps
    sur quoi je réponds que ce n’est plus mon souci maintenant.

    A partir de ce moment, je suis resté trés pro et courtois au travail et elle je sens bien qu’elle m’en veut terriblement.

    Depuis c’est un silence radio depuis 1 semaine.

    Dans le message je lui ai dis que je ne l’aimais plus au vu de la déception dans ses attitudes face à moi et à l’adversité mais c’est faux.

    Je souffre. Je l’avais dans la peau cette femme.
    bon sang, c’est tellement dur de me passer d’elle de tous ces moments.
    comment peut on voir un homme comme un demi dieu et le jeter comme un objet l’instant d’après ?

    Je suis démoli, j’ai perdu ma joie de vivre alors qu’elle semble aller parfaitement bien, je me sens sali, humilié.

    Merci à tous ceux et celles qui ont réussi à tenir jusqu’au bout.
    Désolé par tant de détails.

  4. Bonjour,

    Merci pour ce témoignage que j’ai lu avec attention, je pense que cette femme souffre. Vous avez investi toute votre énergie dans cette relation avec sincérité, vous vous senti trahi et c’est tout à fait normal. Vous êtes triste, maintenant, votre vie va reprendre, il faut couper toute relation avec cette personne qui vous a fait souffrir. Votre joie et votre bonne humeur va revenir, cette rencontre devait arriver, elle était là pour vous construire.
    Peut-être que cette rupture vous rappelle des souvenirs d’enfance comme un sentiment d’abandon ?

    1. Bonsoir, je ne sais pas si lié aux dates des posts, je serai lu, mais j’ ai lu avec attention les deux derniers messages…
      Pour avoir vécu une relation très passionnelle et passionnée avec une femme de manière quasi- virtuelle… que deux rencontres de quelques jours dans le réel… il apparaît évident que vouloir guérir des carences affectives liées à des manques passés au travers d’ un ou d’ une partenaire si l’ un et l’ autre ne peuvent rectifier le tir en chemin est voué à la rupture… cela dit je me sens composé structurellement ainsi… le feu de la passion pouvant immanquablement illuminer et également brûler fortement.
      Prendre le temps, poser les émotions , se recentrer, apprendre à gérer ses relations affectives, apprendre à s’ aimer pour soi… à travers son propre miroir intérieur… lister pourquoi pas ses qualités en les couchant par écrit… ( que suis je… qui suis je, en dehors de l’ autre ) peut apporter un réconfort et des réponses importantes en tant que points de vue personnels… extérieurs à toute relation affective…
      Je suis en chemin, car évidemment les fondements de mon affect sont influencés par le manque d’ amour maternel ( j’ ai compris depuis longtemps que c’ est elle qui avait sa carence dans le soin affectif et donc pas de culpabilité nécessaire) et par réflexe l’ idéalisation et la fusion excessive mais je m’ emploie à ouvrir cette réflexion vers ce qui s’ apparente pour moi, à un mieux vivre mes relations amoureuses à venir… Même si je n’ ai pas encore toutes les pistes… ( ce que l’ on sait avec sa tête prend plus de temps à s’ inscrire émotionnellement 😉 )

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