Le refoulement

Le refoulement
Le refoulement

Tout événement insupportable provoque en nous des émotions intenses. Les émotions constituent une forme d’énergie en mouvement. Elles nous indiquent une perte, une menace ou un état d’assouvissement. La tristesse concerne la perte de quelque chose que nous aimons. La colère et la peur nous signalent que des menaces présentes ou imminentes risquent de compromettre notre bien-être. La joie nous révèle que nous sommes comblés et satisfaits.

Toutes les fois où l’enfant est humilié par quelque forme d’abandon que ce soit, il éprouve des sentiments de colère ou de tristesse. Étant donné que les parents pétris de honte ont été bafoués dans toutes leurs émotions, ils sont absolument incapables de tolérer les émotions de leur enfant. Par voie de conséquence, ils méprisent ses émotions. Face à ce mépris, c’est au moyen du refoulement que l’enfant s’engourdit, sur le plan émotionnel, de façon à ne plus rien ressentir. Bien que le mécanisme du refoulement ne soit pas encore compris très clairement, on sait qu’il a certainement quelque chose à voir avec la tension musculaire, les changements du rythme respiratoire et les fantasmes d’abandon. Et qu’après le refoulement d’une émotion, on se sent engourdi. A la longue l’évitement émotionnel devient une seconde nature : on est plus du tout conscient de ce que l’on cherchait à éviter au départ et de ce que l’on cherche toujours à éviter.

Il a été difficile pour moi de ressentir tout cela dans ma vie trépidante et toujours connectée; à partir du moment où j’ai dirigé ma vie vers l’intérieur et non vers l’extérieur, j’ai peu enfin agir selon mon ressenti, quel bonheur d’être humain.

L’effacement du vécu subjectif Kaufman établit un lien direct entre le refoulement et le blocage émotionnel causé par la honte. Il émet l’hypothèse que, après avoir été émotionnellement bafoué pendant un certain temps, on procède à un  « effacement expérienciel  » mécanisme équivalant au refoulement. On vit intérieurement ses émotions plutôt que de les exprimer ouvertement, Voici ce que Kaufman écrit à ce propos :

Même l’expérience d’une émotion particulière peut-être réduite au silence, si les séquelles paralysantes de la honte s’étendent à l’enregistrement intérieur et conscient de l’effet inhibiteur de la honte. Au moment où le moi se sent soudainement expose ne serait-ce qu’à lui-même, la connaissance de la teneur de la conscience (et de l’effet déclencheur) peut s’effacer expérienciellement.

Cet effacement du vécu est une défense du moi. Graduellement, avec le temps, on apprend à ne même plus avoir conscience des émotions génératrices de honte. 0n apprend à ne plus rien ressentir. On s’engourdit sur le plan psychique.

J’ai vécu ce phénomène au fur et à mesure des années, je ne ressentais plus de honte, j’étais en train de mourir psychiquement comme mon père. Lorsque vous effectuez une action qui devrait générée de la honte mais que vous n’avez pas honte, interrogez-vous.

 

 

2 réflexions sur « Le refoulement »

  1. Je trouve le sujet très intéressant, merci pour tous ces éléments. Comme le dit le vielle adage « Le bien-être est la loi des corps, mais l’ordre est la loi des esprits ». Bonne continuation !

  2. Bonjour Milna,

    Je suis heureux que ce sujet vous ait plu.
    Je vous remercie pour ce commentaire qui le complète bien.

    Bonne route à vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *