Les compensations et les comportements compensatoires

Beaucoup de personnes s’arrêtent au milieu de leur chemin d’être humain parce qu’elles s’accrochent à quelque chose, à quelqu’un ou à un comportement. C’est alors que s’installe une compensation qui permet un équilibre précaire et provisoire.

Mais ces illusions momentanées ne nous rassurent qu’à moitié et nous obligent à trouver des responsables extérieurs à nos souffrances, ce qui est source de conflit, de prises de pouvoir et de solitude, dans l’incompréhension de soi et de l’autre. Un chemin authentique nous oblige inévitablement à retraverser nos souffrances non acceptées de notre enfance, dans leur totalité, sans aucune possibilité de les atténuer, ni de les projeter sur quelqu’un d’autre, que cela soit un gourou, Jésus ou un ennemi illusoire que nous nous fabriquons. Nous sommes le seul responsable de toutes nos souffrances intérieures, autant le savoir et l’admettre une bonne fois pour toutes. Cela nous évite beaucoup de chemins faits d’illusions et donc beaucoup de souffrances supplémentaires inutiles.

Nos dépendances servant à compenser nos souffrances :

Á quelque chose : la drogue – la nourriture – l’alcool – le tabac – le chocolat – le café – la télévision – le shopping – la musique – le sport – la voiture – la médecine – la politique – la religion – etc.

Á quelqu’un : sa femme – son mari – son père – sa mère – son enfant ou ses enfants – un médecin – un gourou – un thérapeute – un prêtre – un pasteur – un homme politique – etc.

Á un comportement : tous les T. O. C. (troubles obsessionnels compulsifs) – la dépression – l’agitation – la victimisation – la colère – la violence – l’agressivité verbale – la rigidité – un attachement excessif au bio ou au naturel, à toutes les médecines douces ou allopathiques – etc.

Et tout cela pour ne pas souffrir !

Le but est de reconnaître notre dépendance à qui ou à quoi que ce soit et ensuite d’oser expérimenter la souffrance qu’occasionne le manque de cette dépendance.

Nous devons retraverser cette souffrance ayant une origine dans notre petite enfance. En la retraversant totalement sans la juger, sans la nier, sans chercher à la diminuer, nous nous guérissons totalement et définitivement de cette blessure restée ouverte. Nous allons à la cicatrisation de cette blessure qui existera toujours mais qui n’aura plus besoin de pansements. Nous serons donc totalement libres de cette blessure.

Regardez avec les yeux d’un enfant, merci pour cette belle phrase qui m’a fait prendre conscience de tant de choses en nous.

Pour m’inciter à connaître, comprendre, accepter, utiliser et aimer mon corps : je prends conscience de mon corps dans le regard de l’autre, en le caressant, en le touchant, en en parlant, en le bougeant, en le regardant, en jouant, en dansant, en le massant, en respirant, en le sentant, en le ressentant, en l’écoutant, en le respectant, en l’aimant, en l’offrant, en le remerciant, en l’habitant, comme un enfant qui découvre la vie.

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