Les émotions

Le travail sur nos émotions se fait à trois niveaux :

– 1) Les voir, les reconnaître, les différencier l’une de l’autre, comprendre la différence entre les émotions issues de notre passé et les sentiments utiles qui nous aident à nous positionner dans la vie, nous affirmer, nous protéger tout en respectant les autres.

– 2) L’acceptation (et non le refoulement !), la compréhension du message qu’elles nous délivrent, notre responsabilité d’adulte face à nos émotions (Elles nous abîment et mangent notre énergie). Ainsi que le choix conscient et responsable du passage à l’acte réparateur éventuel modifiant notre comportement habituel. Voir le document : Le “oui”.

– 3) Apprendre à les aimer comme tout ce qui se passe dans notre corps, c’est le début du véritable amour de Soi.

Les quatre principales émotions :

La peur :

Elle est très utile en cas de danger immédiat pour nous protéger, trouver en nous le maximum d’énergie afin d’agir et de sauver notre peau ou notre intégrité. Mais, par contre, elle est beaucoup plus souvent une réminiscence des blessures de notre passé, donc nous avons peur de revivre la même blessure. Nous oublions alors que nous avons grandi, que la situation n’est jamais la même, que les gens autour de nous ne sont pas les mêmes et donc toute ressemblance est complètement fortuite.

C’est, au contraire, une chance de réparer notre passé en vérifiant que la situation n’est plus dangereuse pour nous, c’est l’occasion inestimable de vérifier notre force intérieure, la confiance en notre divin et c’est l’opportunité de perdre la croyance correspondante à cette blessure.

La colère :

Elle est indispensable pour protéger notre territoire, notre corps, notre intégrité, notre chemin de vie, notre rôle dans l’instant. Elle ne doit pas se confondre avec la violence, qui est la conséquence du refus de nos colères anciennes, ou la déviation d’une colère destinée à quelqu’un d’autre qui nous fait très peur. Elle sert à clarifier nos besoins, nos limites, notre territoire et notre place. Dans notre société, il y a beaucoup de violence et d’agressivité parce que les colères ne sont pas exprimées au bon moment ou aux bonnes personnes, qui sont d’ailleurs le plus souvent notre mère, notre père ou des membres de notre famille.

La tristesse :

C’est un sentiment mal connu et elle est souvent prise pour un sentiment négatif ou destructeur. C’est peut-être le plus beau des sentiments. C’est celui qui nous libère d’un deuil, d’une croyance, d’une illusion. Sans notre tristesse, nous gardons inscrits en nous des cicatrices non refermées qui se rouvriront un jour ou l’autre avec des souffrances plus grandes. Si nous n’acceptons pas notre tristesse, c’est souvent la maladie et la mort qui viennent terminer ce travail de deuil dans notre corps. La tristesse, la dépression, quand elles ne sont pas chroniques, nous amènent à baisser notre niveau d’énergie interne afin d’être capable de supporter l’épreuve sans abîmer notre corps. La tristesse est la seule façon d’accepter la réalité qui nous dérange. Il est parfois difficile de discerner la vraie tristesse, qui amène à la paix intérieure et à la réparation, de la “fausse” tristesse qui est tout simplement une colère, un refus de la réalité. Celle-ci n’a pas le pouvoir de nous libérer mais, au contraire, nous fait rentrer dans une énergie de victime souvent chronique et destructrice.

La joie :

La joie profonde qui vient de notre centre, qui remplit notre corps en toute sérénité, est la seule qui devrait porter ce nom. Elle n’est pas à confondre avec celle qui provient de la satisfaction de nos désirs, de l’expression physique de nos plaisirs temporaires qui ne sont que des pansements maladroits et provisoires sur nos blessures de coeur. Elle n’est pas à confondre non plus avec notre satisfaction très égoïste de voir nos désirs réalisés par nos enfants, un membre de notre famille ou une célébrité quelconque. L’excitation temporaire et hystérique est une drogue qui aura obligatoirement sa conséquence négative aussi forte dans un proche avenir, c’est un effet de balancier naturel rejoignant la loi de “cause à effet” relatée dans tous les enseignements spirituels.

Les émotions sont un processus physique pour nous informer qu’il se passe quelque chose d’anormal ou de dangereux dans notre environnement. Dans le cas où ce n’est pas pour nous prévenir d’un danger imminent, c’est le signe d’un refus d’accepter une réalité correspondant à un refus identique de notre petite enfance.

Nos émotions nous ramènent dans notre corps et nous font quitter le raisonnement, la logique, la morale. Elles sont une porte ouverte à la connaissance de notre vrai

“Soi”. Nos émotions dirigent nos actions, nos pensées, nos choix de vie et nos relations, de façon inconsciente, et donc de façon négative pour notre bonheur.

Toutes les émotions sont semblables à l’intérieur de chaque être humain, seule l’intensité varie.

Le refus d’accepter nos émotions, donc le fait de les refouler, nous éloigne de plus en plus de notre être essentiel, notre âme. Tous ces refus se logent dans notre corps et constituent une chape de béton au-dessus de notre âme qui rigidifie notre corps et amène, par voie de conséquence, douleurs et maladies. La conséquence ultime étant la mort de notre corps physique avant même d’avoir découvert, accepter et réaliser notre véritable chemin de vie.

 

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