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Le Maternage et co-dependance

Oui, à l’amour, à la tendresse, à la disponibilité, à l’espace pour l’autre et non au maternage. Le maternage, c’est vouloir éviter une épreuve, les épreuves naturelles de la vie, à ses proches ou à l’humanité.

La solidarité est souvent du maternage. Nous voudrions, grâce à notre côté “Zorro” ou à notre “mère Térésa” intérieure et avec l’appui de notre seule volonté, sortir le chômeur, le mal traité, le déprimé, le malade, le délinquant, le trompé, le trahi, de son épreuve par un coup de baguette magique venant de l’extérieur, d’une loi.

Chaque fois que nous aidons quelqu’un, sans que de lui-même il soit prêt à le faire, nous lui faisons croire qu’il n’a pas en lui les ressources que nous, nous avons ; et nous l’enfonçons un peu plus dans ses doutes, ses peurs, sa “fausse faiblesse”.

J’ai développé ce côté sauveteur dans mon enfance en prenant en charge affectivement ma mère puis en m’occupant des problèmes de mes parents quand j’étais adulte. Je détectais les personnes qui souffraient et j’avais l’impression d’exister en m’occupant eux, c’était de la co-dépendance. Désormais, je guide spirituellement les personnes en favorisant leur autonomie, je sème quelques petites graines pour qu’ils trouvent leurs propres chemin de vie.

Nous le préparons pour d’autres épreuves encore plus difficiles. Cela n’empêche pas bien sûr d’offrir notre soutien, notre amour, notre tendresse et surtout notre disponibilité, notre écoute, à condition d’en être capables nous-mêmes, c’est-à-dire de ne pas être en difficulté affective.

La seule possibilité, c’est de donner à l’autre de l’espace, un territoire ; où il pourra, tout seul, gravir un à un les échelons pour retrouver son autonomie, ainsi que la réussite de sa vie affective et matérielle.

Notre tâche à nous, si nous ne sommes pas trop blessés nous-mêmes, c’est la patience, le non jugement, la tendresse et l’encouragement, mais surtout ne pas faire à la place de l’autre.

La vie est une suite d’épreuves à effectuer, sûrement pas à éviter, à refuser ou à nier.

Toutes nos assurances maladies ou autres, dont nous sommes très friands, surtout en France, sont des utopies pour nous amener vers une sécurité qui n’existe pas.

Notre seule sécurité est intérieure, c’est de savoir que, physiquement, nous sommes nés et nous mourrons. Le monde, l’univers, lui, continue, et avec lui nous existions avant notre naissance et avec lui nous existerons après notre mort.

Notre chemin, c’est de vivre notre vie dans la joie, le bonheur ; c’est-à-dire d’accepter tout ce qui se passe dans notre vie; en ne le comparant surtout pas (notre chemin) avec celui d’un autre. Nous avons toujours les épreuves que nous sommes capables d’assumer.